« La solution n’est pas l’abstinence symbolique » : les Oenologues de France réagissent au Dry January

L’abstinence est-elle vraiment une bonne solution pour mener une vraie réflexion sur le vin et sa consommation ? À la conception restrictive du Dry January, les experts des Oenologues de France proposent une autre approche, où il est question de modération et d’éducation.

En ce mois de janvier « dry » de chez sec côté alcool pour les partisans du Dry January, les Oenologues de France ont eu envie de faire entendre leurs voix. Avec un message clair et limpide qui a pour objet d’interroger l’efficacité de l’abstinence ponctuelle et de défendre plutôt une approche durable fondée sur la modération et l’éducation au goût.

Nuls propos vindicatifs de leur part contre le Dry January, mais un discours qui se veut scientifique et culturel autour de la consommation du vin. 

Voilà le texte collectif publié par les Oenologues de France, organisation représentée par Didier Fages, président. 

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Les Œnologues de France invitent à une approche nuancée, culturelle et responsable de la consommation de vin.

Paris, le 21 janvier 2026,

À l’occasion du Dry January, les Œnologues de France réaffirment leur attachement à une approche responsable, culturelle et scientifiquement étayée de la consommation de vin. Ils respectent bien sûr le choix de chacun de consommer ou non de l’alcool, mais expriment leurs réserves face à cette initiative qu’ils jugent en décalage avec les connaissances scientifiques actuelles et les réalités culturelles françaises.

Les œnologues rappellent que la modération, et non l’interdiction ponctuelle, constitue le socle des recommandations défendues par les professionnels de la filière (dans le respect des recommandations de santé publique et du cadre réglementaire en vigueur).

« Promouvoir un mois sans alcool peut sembler vertueux, mais cela ne répond pas aux véritables enjeux de santé publique, qui résident dans la prévention des excès et l’éducation au goût, et ce tout au long de l’année », souligne Didier Fages, œnologue et président de l’Union des Œnologues de France.

Les Œnologues saluent l’évolution des pratiques et l’émergence des « flexi-buveurs », consommateurs à la fois de vins et d’alternatives innovantes à base de vins désalcoolisés. Ils soutiennent également les messages portés par Vin & Société et la filière dans le cadre de la campagne du « #French January », qui valorisent une approche positive et responsable de la consommation.

Le vin est le fruit d’un savoir-faire ancestral, intimement lié à un terroir et à un patrimoine vivant reconnu. Il ne peut être assimilé à une logique d’abstinence généralisée qui revient à occulter la spécificité de sa place dans l’alimentation, la gastronomie et la vie sociale françaises et européennes.

Les Œnologues appellent enfin les pouvoirs publics et les acteurs de la santé à promouvoir un discours fondé sur la science, la culture et la réalité des usages, afin d’accompagner les consommateurs vers des choix éclairés, respectueux à la fois des personnes, des produits et des contextes de consommation.

Pour les Œnologues, la solution n’est pas l’abstinence symbolique mais l’apprentissage durable de la modération.

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PratiqueSite des Oenologues de France

Photographie | E. Perrin

LA PLATEFORME BOUILLANTES

LES INFOS EXPRESS

9 juin | Dans le genre ‘classement sorti de nulle part’, le Clover Grill du chef Jean-François Piège (Paris, 1er arr.) décroche la première place du palmarès ‘The World’s Best Steak Restaurants’ en France, et la 53e au niveau mondial. Il attrape la 60e place avec ce même restaurant pour le ‘World’s Best Burger Places’. 

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8 juin | La marque Petrossian s’est associée à l’enseigne de street-food SISI Bagels pour un pop-up du 10 au 13 juin (dans les salons Petrossian, 144 rue de l’Université, Paris, 7e arr.). Trois recettes de bagels seront proposées, dont une au caviar. 

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8 juin | Si Vuitton ne créera pas d’hôtel, le groupe LVMH compte bien avancer dans le secteur de l’hôtellerie de luxe. L Catterton Real Estate (dont LVMH est actionnaire) et Cedar Capital Partnersviennent de former une joint-venture en investissement de luxe. La joint-venture chercherait à acquérir une quinzaine d’adresses emblématiques. Deux acquisitions ont déjà été réalisées : le Garden Beach Hôtel (Juan-les-Pins) et Penha Longa Resort (à 25 minutes de Lisbonne, Portugal). 

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