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Un jour en salle chez Maslow (Paris, 3e arr.)

Chez Maslow, dans le quartier du Temple à Paris, la cuisine végétarienne se décline en assiettes vives, colorées et généreuses, à l’image du service qui les accompagne. Ici, les serveurs circulent avec naturel, dans une décontraction qui laisse toute sa place à la spontanéité. Autour des tables, les générations se mélangent et composent une salle vivante, joyeuse, sans codes étriqués. Une énergie simple et chaleureuse que j’ai cherché à retrouver dans ces images, entre les assiettes, les gestes et les visages.

« Tout s’est-il bien passé ? » : le langage automate de la salle en voie de disparition ? 

Si la cuisine se prétend « authentique », « sincère » ou même « décomplexée » encore faut-il que le service le soit aussi. Facile à dire mais pas facile à réaliser. La preuve avec ce gimmick langagier du « tout s’est-il bien passé ? » dès que le personnel de salle se rapproche du client pour récupérer les assiettes souvent vides. De nombreux restaurants veillent désormais à adapter leur discours.

Jeanne Doré (rédactrice en chef de la revue Nez) : « Des odeurs naturelles ou considérées comme telles peuvent avoir leur place dans un restaurant »

Comme une sorte de règle absolue, le parfum brille par son absence dans la salle de restaurant. Pour Jeanne Doré, co-fondatrice et rédactrice en chef de la revue Nez, il y a pourtant des pistes à exploiter, en se tournant notamment vers des odeurs naturelles. Elle rappelle également que certains chefs ont déjà travaillé sur la question, à l’instar d’Akrame Benallal.

Un jour en salle chez Rozo (Marcq-en-Baroeul, 59)

Près de Lille, Rozò a obtenu une deuxième étoile au guide Michelin en 2025. Un restaurant lumineux, jeune, dans une ambiance feutrée ! Un jeu de vitre entre la salle et la cuisine permet à Camille Pailleau et Diego Delbecq d’avoir l’oeil partout. Pour ce nouveau reportage « Un jour en salle », la photographe Emmanuelle Levesque a passé toute une journée aux côtés des équipes du service, pour capter l’âme de Rozò.

Gaylord Goulette (chef sommelier du Coquillage, 35) : « J’ai le sentiment d’être moi-même en salle, d’être naturel sans jamais jouer ou surjouer le moindre rôle »

Gaylord Goulette, 40 ans, chef sommelier depuis 17 ans du Coquillage (Saint-Méloir-des-Ondes) et des autres maisons de l’univers Roellinger, voue une passion profonde pour la restauration et le monde de la salle. Avec l’expérience et une bonne dose d’abnégation, le Sarthois a évacué la question de la confiance en soi pour arriver à être lui-même en salle, sans jouer ni surjouer. Portrait intime d’un sommelier souriant et profondément attachant.

Pauline Gachet, directrice de la restauration du Couvent des Minimes, 04) : « Ça existe un métier où l’on peut donner autant de plaisir, c’est fou et je veux le faire »

Après des expériences marquantes au Relais Bernard Loiseau puis aux côtés du chef Arnaud Faye à l’Auberge du Jeu de Paume et à la Chèvre d’Or, Pauline Gachet a pris le poste de directrice de la restauration au Couvent des Minimes (Mane, 04). Très timide et réservée à ses débuts, elle a su prendre confiance et évoluer dans sa façon de diriger les équipes. Portrait.