Frais cachés : une réalité méconnue par les clients, une plaie pour les professionnels

Pour le client, ils n’existent pas puisqu’ils ne sont pas facturés directement. Inconnus et invisibles, ils pèsent pourtant sur la rentabilité, à l’instar des grandes masses de dépenses identifiées que sont les salaires, les matières premières, l’énergie et le loyer. Les frais cachés sont une plaie économique qui ne se referme jamais. 

De l’extérieur, il est fort difficile de connaitre et encore plus de comptabiliser tous les frais quotidiens de fonctionnement pour un restaurant. Et même de l’intérieur, quand toutes les « petites » dépenses sont mises bout à bout, méthodiquement quantifiées à la calculette, cela impressionne les professionnels. Il y a même de quoi avoir le vertige quand on met d’un côté les recettes, aléatoires, et les frais cachés, fixes, récurrents et en hausse constante. Selon nos calculs, très aléatoires d’un établissement à un autre, un client qui pose son séant au restaurant, peut déjà avoir coûté à celui-ci entre trois et cinq euros, sans avoir commandé (et encore moins payé) quoi que ce soit. Tout cela n’est pas neutre. 

Comment est-ce possible ? C’est l’objet de notre dossier en deux volets publié sur Bouillantes. Dans un premier article, nous abordons la question de la casse, une réalité loin d’être anecdotique puisqu’elle représente chaque année plusieurs milliers d’euros de dépenses supplémentaires pas toujours inscrites dans le business plan. Dans le second papier, nous listons tous les frais cachés qui nous ont été remontés par les professionnels interrogés. Et l’inventaire est conséquent. Pourtant, il fort possible qu’il en manque encore. 

Pour les professionnels, un tel dossier permet de prendre les devants et de ne pas croire trop facilement qu’un restaurant plein est synonyme de rentabilité et de bénéfices. Pour les clients, il permet de comprendre que les tarifs pratiqués par les restaurateurs ne sont pas, sauf exception, abusifs. Par les temps qui courent, il est bon de le rappeler.

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Le dossier à lire

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Photographie | DR

LES INFOS EXPRESS

16.09 | Lancement à Lille jeudi 17 septembre (jusqu’au 19 septembre) de l’exposition ‘Ce qui reste, ce qui disparaît‘ de l’artiste Sophie Coulet. Elle propose « une traversée en cinq escales méditerranéennes qui relie la Grèce, l’Italie, l’Algérie, la France et Chypre à travers des œuvres interrogeant notre rapport à l’alimentation par la mémoire, la transmission, les gestes et les ressources. » (Galerie Pauline Renard, 43 rue Saint-André, Lille)

16.09 | Burger King veut devenir « une destination pour les envies sucrées » et annonce la couleur : « le dessert est un nouveau territoire d’innovation pour BK. » L’enseigne communique donc sur son offre sucrée : lancement cet été des Extra King Fusion, des Baby Churros et de l’Ice Burger, propulsé dans tous les restaurants de France depuis début septembre. BK rappelle que l’après-midi représente 19% des visites en restauration hors domicile et mise donc sur le créneau du « goûter » pour renforcer ses ventes.

15.09 | La directrice de l’association Ernest, qui regroupe deux restaurants (Ernest, Babel) et le festival Chef.fes, est mise en cause par d’anciens salariés. Manquements volontaires de gestion, management toxique, harcèlement moral… Lors du dernier conseil d’administration, quelque 23 témoignages auraient été remontés. L’enquête aurait pris fin suite à la liquidation des restaurants et le licenciement des salariés selon un post relayé sur Instagram par MEP Collectif.

14.09 | La 14e édition du guide ‘Les tables de Nantes’ est désormais disponible. Il comprend 167 adresses.

14.09 | Le restaurant Xin Rong Ji vient d’être récompensé de trois étoiles au guide Michelin dans la nouvelle édition du guide Chengdu (Chine). Cette table « appartient à une chaine de restaurant hauts de gamme » précise le communiqué de presse. Est-ce une première mondiale ? Pas impossible.

13.09 | Selon les chiffres de Zenchef, il y a un effet ‘Céline Dion’ sur la restauration de l’ouest parisien. La chanteuse va donner 16 concerts à Paris entre le 12 septembre et le 17 octobre. En résumé : forte anticipation des réservations les soirs de concert, augmentation des réservations dans le 16e arrondissement (+59%), forte augmentation des réservations internationales (25% contre 2,4%), forte progression des réservations sur le créneau de 17h et 70% en plus de tables de cinq ou six personnes par rapport à la moyenne. Merci qui ? Merci Céline.

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