Affaire Jean Imbert : le Plaza Athénée ne perdra pas la face

Et si le Plaza Athénée osait l’impensable : garder le chef Jean Imbert comme vitrine culinaire du célèbre palace de l’avenue Montaigne, contre vents et marées ? C’est bel et bien ce qui pourrait se produire selon nos informations.  Des informations qu’il faut prendre bien sûr avec beaucoup de précaution. 

Le ‘pourquoi’ d’une telle décision est expliqué et décrypté dans les deux articles que vous trouverez ci-dessous. Reste que le possible choix de François Delahaye, directeur du Plaza Athénée et ami personnel du chef, doit aussi se lire sous l’angle d’une tension entre deux grands principes. 

Le premier est évident, celui de la présomption d’innocence, le principe cardinal de toute justice, de toute société organisée qui se prétend libre et démocratique. Le second peut être qualifié de principe de réalité qui se définit en psychanalyse comme la capacité d’ajourner la satisfaction pulsionnelle face aux exigences du monde extérieur. Du côté de la justice, Jean Imbert est à ce jour innocent et pourrait continuer librement toutes ses activités, en attendant le temps judiciaire. De l’autre, il y a la ‘réalité’ des plaintes, des témoignages dans les médias et, en outre, la ‘réalité’ d’une pression de la société qui entend imposer la question des violences faites aux femmes aux premières loges des préoccupations sociales. Contrairement au temps judiciaire, long, calibré, voire canalisé, le temps médiatique est immédiat, façon tsunami. 

Sous cet angle, Jean Imbert, le plus fragilisé de tous, s’est soumis au principe de réalité : alors qu’il ne voulait pas lâcher la barre, la pression du ‘monde extérieur’ a été trop forte et il a annoncé sa mise en retrait. François Delahaye, vigie prudente et avisée du Plaza Athénée, semblerait avoir opté pour l’autre principe, celui de la présomption d’innocence. Son choix ne manque ni d’arguments, ni, avouons-le, de bon sens. Car, in fine, peu importe la décision de la justice, il pourra toujours se retrancher derrière la cohérence de son raisonnement et être droit dans ses bottes quand il faudra soit confirmer le nouveau contrat de Jean Imbert, soit se séparer de celui-ci. 

Quoi qu’il en soit, quoi qu’il en coûte, François Delahaye ne perdra pas la face. 

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