L’édito du 8 janvier | Apaisé Marc Veyrat ?

Dans mon dernier échange avec Marc Veyrat, à propos de la venue de Gwendal Poullennec dans son restaurant, l’homme au chapeau noir a prononcé à plusieurs reprises le mot « apaisement ». Venant d’un homme qui a le verbe haut, la provocation collée au corps et l’envie continue d’en découdre avec quiconque n’abonde pas dans son sens, il y a de quoi être surpris. Il y a encore quelques jours, une pancarte, solidement plantée devant son restaurant, indiquait que celui-ci était interdit à toute personne travaillant pour le guide Michelin. Elle fut enlevée juste avant la venue du directeur du Bibendum. 

Marc Veyrat est-il vraiment apaisé ou, simplement, pragmatique ? L’argument qu’il utilise pour expliquer son revirement a tout du faux argument. Tout porte à croire au contraire que l’homme de 75 ans est plutôt forcé d’agir ainsi. Selon nos informations, sa relation avec Mallory Gabsi serait très tendue, celui-ci aurait même menacé de quitter le navire. Il y a quelques temps, Marc Veyrat a envoyé une missive au Bibendum, certains la qualifiant de lettre d’excuses, ce que le chef conteste. Mais pas impossible quand même que celui qui a connu la gloire des trois étoiles ait envie de voir revenir cette si précieuse récompense. Peut-être pas trois, mais deux, voire une seule, déjà si symbolique d’un retour à la normale. 

Mais avec Marc Veyrat, rien n’est vraiment normal. Tout est plus, tout est trop. Apaisé le chef au chapeau noir ? Difficile à croire. Pragmatique ? Assurément. 

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Portrait d’un chef résilient, qui a tout connu, de l’étoile Michelin à… quatre AVC, une vie abîmée mais une envie folle d’avancer et de montrer que le handicap, ce n’est pas la fin des haricots | Lien vers Instagram

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