Malbouffe : les humains ne sont pas adaptés à la nourriture industrielle ultratransformée

Un essai clinique mené par une équipe de recherche internationale est arrivé à un constat sans appel : les produits ultratransformés (AUT) ont un effet délétère sur la santé par-delà même la seule question des calories ingérées. Un réquisitoire sans appel contre la malbouffe qui démontre que c’est l’ensemble du processus biologique humain qui est impacté.

Bien sûr, nous le savons tous mais cela fait du bien de voir une étude sérieuse remettre le couvert. Le 28 août dernier, une revue américaine a publié le résultat d’un essai clinique (deux cohortes humaines qui ingèrent le même nombre de calories, l’une à base de produits non transformés, l’autre de produits ultratransformés) qui démontre scientifiquement les conséquences d’une alimentation à base d’AUT. 

Si l’on répète depuis de nombreuses années qu’une mauvaise alimentation peut conduire à une prise de poids rapide, l’étude va bien au-delà et démontre que c’est l’ensemble du processus biologique humain qui est impacté : santé cardio-métabolique dégradée, équilibre hormonal perturbé, fertilité masculine altérée… L’étude a également mis en évidence une baisse de concentration du lithium en raison d’une alimentation trop marquée en AUT. « Or, le lithium est un régulateur de l’humeur. Il est possible que cela joue un rôle dans les troubles dépressifs associés à la consommation d’aliments ultratransformés » explique le biologiste Romain Barrès, coordonnateur de cette étude. 

Selon les chercheurs qui ont réalisé cet important travail, la consommation d’AUT a considérablement augmenté ces dernières années. « Elle représente désormais plus de 50 % de l’apport calorique au Royaume-Uni, en Australie, au Canada et aux Etats-Unis. » En France, ce chiffre atteindrait 35%. À noter enfin que 80% de l’offre de produits dans la grande distribution est considérée comme ultratransformée. CQFD.

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Photographie | Université de Copenhague

LA PLATEFORME BOUILLANTES

LES INFOS EXPRESS

15 juin | Après plusieurs semaines de retard, le chef Maxime Bouttier vient d’ouvrir « Éthanol » à un jet de bouchon de son restaurant étoilé Géosmine (Paris, 11e arr.). Les amateurs y retrouveront une cuisine bistrotière simple et directe (os à moelle, sole meunière, croissant jambon-emmental…) et quelque 500 références de vins. 

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14 juin | Le label B Corp (Benefit Corporations), porté par l’ONG B Lab, fête ses 20 ans. Le mouvement certifie les entreprises qui agissent dans l’intérêt général, notamment en faveur de l’environnement. À l’occasion de cet anniversaire, B Lab dévoile cinq priorités pour la décennie à venir, parmi lesquelles : « renforcer ses standards de certification », « développer une communauté plus large et plus inclusive » et « faire émerger de nouveaux critères de réussite pour les entreprises et les investisseurs ».

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13 juin | Le chef Fabien Ferré, à la tête du restaurant trois étoiles La Table du Castellet (83) accueillera le 8 juillet son confrère Yoann Conte, à la tête de la table doublement étoilée éponyme (Veyrier-du-Lac, 74). Le menu à quatre mains, affiché à 420 €, sera servi en huit temps.

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