Bouillon Le Coq : quand Thierry Marx prend le mangeur pour le dindon de la farce

Pas facile de vouloir être partout à la fois. Il y a un moment où l’on se prend les pieds dans le tapis. Roi du paf et chef pop’, Thierry Marx s’essaie au bouillon. Et boit la tasse.

Roi de la communication, prince du bon coup, partout et nulle part à la fois, Thierry Marx continue de multiplier les affaires sans que l’on comprenne bien sa stratégie globale. En revanche, celle de son nouveau « Bouillon Coq » à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) semble plus claire.

La nouvelle table, proposant une centaine de couverts, joue gentiment sur les mots et sur les tendances. Désormais, on n’ouvre plus un restaurant, trop classique ou has-been, ni même une « brasserie », trop traditionnelle, trop chic, mais des « bouillons ». Ceux-ci sont populeux et populaires (très Marx donc) et pas chers. Certes, mais il suffit de regarder la carte du côté de Saint-Ouen pour s’étonner des tarifs. L’échine de cochon à 17,90€, l’onglet de boeuf à 18,80€, saucisse au couteau à 12,60€. Pas chers diront certains. Mais… Il suffit de comparer avec les tarifs du Bouillon Pigalle par exemple pour comprendre que l’addition sera au bas mot 30% plus élevée du côté de la Seine-Saint-Denis.

Une fois de plus, le Coq Marx, qui veut soigner son image de chef pop’, prend le mangeur pour le dindon de la farce. 

_____

PratiqueSite Internet | Le Bouilon du Coq sur Instagram

LES INFOS EXPRESS

10.09 | Une chambre du Plaza Athénée (Paris, 8e arr.) a été cambriolée dans la nuit du 8 au 9 septembre. Le montant du butin – une montre et des bijoux – est estimé à un million d’euros. Les deux cambrioleurs ont réussi à escalader la façade, en dépit des caméras et des agents de sécurité présents, pour grimper jusqu’au 7e étage. Surpris par le locataire de la chambre, ils se sont ensuite enfuis par les toits et restent introuvables. Ils n’ont donc pas pu profiter de la cuisine de Jean Imbert à la Grande Table du Plaza Athénée. Regrettable

09.09 | Selon le journal Ouest France, une enquête vient d’être ouverte à l’encontre du chef Olivier Bellin pour « violences et harcèlement moral ». Cela fait suite à plusieurs signalements adressés par des anciens salariés et une lettre envoyée à l’inspection du travail. L’avenir de l’Auberge des Glazicks, restaurant doublement étoilé situé à Plomodiern (Finistère) est plus que jamais incertain

_

09.09 | Dominique Crenn va ouvrir un Petit Crenn à Melbourne en Australie. L’ouverture devrait se faire courant octobre. Par le passé, la cheffe française a déjà fermé un Petit Crenn à San Francisco en septembre 2024. Elle a également tenté l’aventure à Paris avec Golden Poppy au sein de l’hôtel La Fantaisie (9e arr.). Un échec total. En 2026, elle a également fermé Le Comptoir, à San Francisco. 

09.09 | La Pecoranegra, pizzeria qui appartient au groupe du chef Mauro Colagreco, a fermé ses portes à Lyon suite à une liquidation judiciaire. Le restaurant aura à peine tenu deux ans. Comme le souligne la presse locale, la grande notoriété d’un chef n’est pas suffisante pour faire vivre un concept dans une ville déjà riche en adresses italiennes. La Pecoranegra de Menton semble toujours ouverte. 

08.09 | Dans une vidéo postée mardi 8 septembre, le chef Bruno Verjus annonce la fermeture définitive de son restaurant doublement étoile ‘Table’ (Paris, 12e arr.). Il explique que le ‘fine dining’ est mort et qu’il ne se sent plus à l’aise avec la dimension ‘exclusive’ de son établissement et qu’il estime « perpétuer des pratiques d’un autre temps ». « Je veux nourrir les gens et pas seulement une poignée de privilégiés » explique-t-il. 

08.09 | La remise des prix de la septième édition des TheFork Awards aura lieu à Bordeaux le 30 novembre. Quelque 85 chefs ont nommé autant de restaurateurs susceptibles de remporter un prix. Clôture des votes le 19 octobre. 

07.09 | Le chef Jules Niang a annoncé sur les réseaux sociaux la fermeture définitive de son restaurant lyonnais, Petit Ogre (3e arr.). « C’est avec beaucoup d’émotion que je vous annonce que Petit Ogre ne rouvrira malheureusement pas ses portes. Cette décision est sans doute l’une des plus difficiles que j’aie eu à prendre, tant ce lieu a fait partie de ma vie et de celle de milliers de personnes. J’en mesure pleinement l’impact.  Mais la réalité est que je suis vraiment à bout de souffle et que je ressens aujourd’hui la nécessité de tourner cette page. Petit Ogre a représenté bien plus qu’un restaurant : une aventure humaine, des rencontres, des défis, des moments de partage et de très beaux souvenirs. »

_

Tous les « express » sont à lire uniquement sur notre newsletter abonné(e) ‘La Matinale de 8h30’ | Abonnez-vous

LES DERNIERS ARTICLES