Le Savarin (Paris, 9e arr.) : vive la cuisine familiale

Dans un périmètre riche en jolis spots culinaires, le Savarin tire parfaitement son épingle du jeu grâce à une "cuisine familiale" qui touche au coeur.

La bistronomie est morte, vive la cuisine familiale. Puisque le premier concept, né au siècle dernier, n’opère plus vraiment à force d’avoir été étiré dans tous les sens, au moins, celui de la cuisine dite de famille ne risque pas de prendre trop de rides puisqu’elle est, par définition, intemporelle. Reste néanmoins à en respecter l’ADN.

C’est ce que réalise à la perfection le Savarin, délicieuse table posée à deux pas de la très montante rue des Martyrs, signée par le petit groupe qui grimpe itou, la Pantruchoise (Pantruche, Caillebotte). Ici, on oublie le menu dégustation à l’aveugle en 24 bouchées pour se régaler de plats que l’on peut qualifier de canailles, bistrotiers, bourgeois ou simplement familiaux. Les huitres, le pâté en croûte (un régal), le gravlax de mulet noir (excellent), le tartare de boeuf au couteau, la côte de cochon (cuite à la perfection) ou le vol-au-vent de lotte en imposent sur une carte ni trop courte, ni trop longue, avec ce qu’il faut de desserts gourmands pour terminer sur une parfaite note sucrée. Cadre raccord, service tout sourire et carte des vins précise. Vive la cuisine familiale du Savarin.

_
Pratique | Lien vers le site Internet
Photographie | Aurore Nguyen

ABONNEMENT À LA NEWSLETTER (VERSION GRATUITE)

LES DERNIERS ARTICLES

Combien rapporte une étoile Michelin ?

Bouillantes publie en exclusivité les résultats d’une étude portant sur l’impact économique du guide Michelin sur les restaurants en France. Une, deux, trois étoiles, mais aussi Bib Gourmand ou simple citation : quelles conséquences économiques ? Décryptage chiffré et riche de sens pour tous les restaurateurs.

Le Michelin, arbitre économique de la gastronomie française

Alors que le guide Michelin perd en impact économique, de nombreux restaurateurs, chefs et investisseurs se placent sous son autorité et lient leur destin à ses décisions. Avec en filigrane une vérité crue : « En fonction des choix du Michelin, je continue l’aventure ou je mets la clé sous la porte ». En temps de crise, le Bibendum se mue en préfet de la gastronomie qui délivre un faux sauf-conduit économique. Une situation dangereuse.

René Redzepi : « Je présente mes plus sincères excuses et je m’engage à changer »

Après la publication de nombreux témoignages sur les réseaux sociaux, l’enquête du New York Times, publiée le 7 mars, enfonce le clou sur les humiliations et violences commises pendant de longues années au restaurant Noma (Copenhague). Le chef René Redzepi s’est exprimé publiquement et présente ses excuses, à quelques heures du lancement de son pop up à Los Angeles.

Rétrogradations du guide Michelin France 2026 : aucune annonce officielle mais 22 tables ont déjà quitté la sélection étoilée

Contrairement aux années précédentes, et sauf communication très tardive, le guide Michelin n’a pas communiqué sur les rétrogradations étoilées en amont de la cérémonie. À la question du pourquoi, plusieurs explications sont possibles. Seule certitude : la sélection française a déjà perdu 22 tables avant toute annonce officielle. Décryptage.

Combien coûte une sélection du guide Michelin France ?

Avec des ventes du guide papier en berne et accessible librement via le site ou l’application, le guide Michelin ne cache pas que ses recettes viennent aujourd’hui principalement des partenariats. Derrière la gratuité apparente, la sélection des tables ne se fait pas par magie : celle-ci a un coût, très loin d’être anecdotique. Combien coûte une sélection ? Salaires, frais de déplacement, restaurants… Bouillantes s’est penché sur la question, poste par poste. Et vous présente l’addition.

Le guide Michelin va-t-il lancer une nouvelle distinction : l’étoile du public ? 

Le Bibendum se prendrait-il pour la Française des Jeux ? En lançant son jeu intitulé « Saurez-vous reconnaître un restaurant bientôt étoilé ? », on peut se demander si dans un proche avenir, le guide Michelin ne va pas lancer son « étoile du public ». Après les inspecteurs chez Top Chef, demain, tous inspecteurs au restaurant ? Le partenariat avec Betclic est presque signé.

Omnivore : la belle renaissance

Après la disparition en sourdine du festival parisien annuel, Omnivore se relance avec un nouveau projet structuré autour de trois formats complémentaires. Rien de vraiment nouveau sous le soleil, mais un projet qui reprend l’ADN de la marque pour le mettre au goût du jour.

Guillaume Roget, chef d’Ekaitza (Ciboure, 64) : « Plus ça semble simple dans l’assiette pour le client, moins le restaurant a le droit à l’erreur » 

Chef aussi discret que talentueux, Guillaume Roget se définit comme « un sommelier qui cuisine ». Son restaurant, auréolé de deux étoiles au guide Michelin, et ses assiettes se jouent de l’épure pour toucher droit au but. Il incarne à la perfection la modernité gastronomique attendue aujourd’hui par les clients. Entretien très inspirant.

Ça Mijote, nouveau réseau dédié au spectacle vivant et à l’art culinaire

L’art culinaire et la fameuse expérience ne se vivent pas que dans l’assiette : ils peuvent prendre place également sur scène, celle d’un théâtre, voire même celle d’un festival dédié. Face à la multiplication des créations qui mélangent l’art et l’assiette, un nouveau réseau va prochainement voir le jour : Ça mijote.

Polémique publique entre un influenceur vulgaire et un journaliste béni-oui-oui

Dans une chronique publiée sur son compte Instagram, le journaliste Laurent Guez (Les Échos) traite l’influenceur ‘Yann vous cuisine’ d’obscène et d’incompétent. Celui-ci a bien sûr réagi sans la moindre modération. Derrière l’inimitié systémique entre journalistes et néo-influenceurs, se fait jour ici le ridicule de ces deux piètres acteurs, entre vulgarité et soumission.

Le vol au restaurant : le fléau permanent

Bien plus ‘courant’ que le resto-basket, le vol au restaurant semble être une très mauvaise habitude pratiquée par de nombreux clients sans scrupule. Lesquels s’emparent de tout et n’importe quoi. Surtout de n’importe quoi.

Classements, guides, concours, avis : que devient une profession sous le feu de l’évaluation permanente ?

Être bon ne suffit pas, il faut être « meilleur que… », voilà une vérité qui s’impose au quotidien dans le secteur de la restauration. Certes, le voisin n’est pas en soi un concurrent mais l’évaluation permanente, venue de partout, des guides jusqu’aux clients, crée une spirale dangereuse rarement étudiée et qui compte d’immenses zones d’ombre. Que devient une profession qui vit sur et sous le feu en permanence ?

Paris : qui va perdre ses trois étoiles ? 

Christopher Coutanceau et Guy Savoy en 2023, La Bouitte en 2024, Georges Blanc en 2025 : à chaque millésime, une rétrogradation au moins de trois à deux étoiles. À qui le tour en 2026 ? La capitale française pourrait ne pas être épargnée. Trois noms sont évoqués. Décryptage.

BLA BLA BLA

Portrait d’un chef résilient, qui a tout connu, de l’étoile Michelin à… quatre AVC, une vie abîmée mais une envie folle d’avancer et de montrer que le handicap, ce n’est pas la fin des haricots | Lien vers Instagram

LES TRIBULATIONS DE FPR X BOUILLANTES

DE SALLE À TOI X BOUILLANTES

LA PLATEFORME BOUILLANTES