Le moelleux canin, félin et flou selon Marx

Si les chefs adorent mettre des recettes incomplètes ou fausses dans leur livre, Thierry Marx, lui, égare tout le monde en proposant une recette de moelleux, selon « la cuisine d’un chef étoilé » pour les chiens et les chats.

Avec Thierry Marx, il faut faire gaffe. Non pas seulement parce que le chef est un sanguin aux réactions parfois imprévisibles mais parce que l’on ne sait pas toujours à qui notre homme s’adresse. Prenons ainsi cette photo (voir ci-dessus), postée sur son profil il y a quelques jours sur son compte Instagram. Le titre semble pourtant sans équivoque : « Le moelleux par Thierry Marx, la friandise à cuisiner » avec, en précision, « la cuisine du chef étoilé ». Une promesse gourmande assurément. 

À quelques jours des fêtes, nul doute que certains admirateurs du chef ont lu avec attention la recette expliquée sous ce visuel pour la réaliser et faire plaisir aux convives invités à Noël ou au nouvel-an. Sauf que ladite recette n’est pas à mettre entre toutes les fines gueules puisqu’elle est destinée aux chiens et aux chats. D’ailleurs, regardez de nouveau le visuel et vous apercevrez sans mal le chien derrière, le chat devant. Et, au milieu, un chef à l’oeil perçant, rasé de près, la main posé sous son glabre menton, concentré sur l’objectif, comme s’il voulait hypnotiser son interlocuteur. 

Nous avons déjà critiqué à plusieurs reprises Thierry Marx pour ses contrats publicitaires sans queue ni tête, notamment pour la marque Bab’in. Mais à chaque fois, on a comme l’impression que le chef d’Onor (Paris, 8e arr.) s’amuse à aller plus loin dans la confusion des genres. Par-delà l’appât du gain, Thierry Marx reste en quête permanente du schéma innovant, de la création qui fasse rupture pour marquer son temps. Sauf que pour l’instant, il vend son âme et son image pour des moelleux canins et félins tellement peu appétissants qu’ils ont tous été floutés sur la photographie. 

LES INFOS EXPRESS

17.09 | Le chef Mingoo Kang, à la tête du restaurant triplement étoilé Mingles (Séoul, Corée du Sud), a ouvert Seok ce jeudi 17 septembre à Paris, au sein du Park Hyatt Paris-Vendôme (Paris, 1er arr.). Il y développe une cuisine coréenne de haut vol. Décoration réalisée par Hugo Toro qui avait fait de même pour le restaurant Pur’ du chef Jean-François Rouquette.

17.09 | Après avoir fermé sa table étoilée, Louis (Paris, 9e arr.), fin 2025, le chef Stéphane Pitré rebondit. Il prend la place de chef de cuisine du restaurant Le Schiap, au sein de l’Hôtel de Berri (Paris, 8e arr.). Menu à 36€ (deux temps) et  42€ (trois temps) ; existence d’une carte à petits prix. 

16.09 | Lancement à Lille jeudi 17 septembre (jusqu’au 19 septembre) de l’exposition ‘Ce qui reste, ce qui disparaît‘ de l’artiste Sophie Coulet. Elle propose « une traversée en cinq escales méditerranéennes qui relie la Grèce, l’Italie, l’Algérie, la France et Chypre à travers des œuvres interrogeant notre rapport à l’alimentation par la mémoire, la transmission, les gestes et les ressources. » (Galerie Pauline Renard, 43 rue Saint-André, Lille)

16.09 | Burger King veut devenir « une destination pour les envies sucrées » et annonce la couleur : « le dessert est un nouveau territoire d’innovation pour BK. » L’enseigne communique donc sur son offre sucrée : lancement cet été des Extra King Fusion, des Baby Churros et de l’Ice Burger, propulsé dans tous les restaurants de France depuis début septembre. BK rappelle que l’après-midi représente 19% des visites en restauration hors domicile et mise donc sur le créneau du « goûter » pour renforcer ses ventes.

15.09 | La directrice de l’association Ernest, qui regroupe deux restaurants (Ernest, Babel) et le festival Chef.fes, est mise en cause par d’anciens salariés. Manquements volontaires de gestion, management toxique, harcèlement moral… Lors du dernier conseil d’administration, quelque 23 témoignages auraient été remontés. L’enquête aurait pris fin suite à la liquidation des restaurants et le licenciement des salariés selon un post relayé sur Instagram par MEP Collectif.

14.09 | La 14e édition du guide ‘Les tables de Nantes’ est désormais disponible. Il comprend 167 adresses.

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