Le moelleux canin, félin et flou selon Marx

Si les chefs adorent mettre des recettes incomplètes ou fausses dans leur livre, Thierry Marx, lui, égare tout le monde en proposant une recette de moelleux, selon « la cuisine d’un chef étoilé » pour les chiens et les chats.

Avec Thierry Marx, il faut faire gaffe. Non pas seulement parce que le chef est un sanguin aux réactions parfois imprévisibles mais parce que l’on ne sait pas toujours à qui notre homme s’adresse. Prenons ainsi cette photo (voir ci-dessus), postée sur son profil il y a quelques jours sur son compte Instagram. Le titre semble pourtant sans équivoque : « Le moelleux par Thierry Marx, la friandise à cuisiner » avec, en précision, « la cuisine du chef étoilé ». Une promesse gourmande assurément. 

À quelques jours des fêtes, nul doute que certains admirateurs du chef ont lu avec attention la recette expliquée sous ce visuel pour la réaliser et faire plaisir aux convives invités à Noël ou au nouvel-an. Sauf que ladite recette n’est pas à mettre entre toutes les fines gueules puisqu’elle est destinée aux chiens et aux chats. D’ailleurs, regardez de nouveau le visuel et vous apercevrez sans mal le chien derrière, le chat devant. Et, au milieu, un chef à l’oeil perçant, rasé de près, la main posé sous son glabre menton, concentré sur l’objectif, comme s’il voulait hypnotiser son interlocuteur. 

Nous avons déjà critiqué à plusieurs reprises Thierry Marx pour ses contrats publicitaires sans queue ni tête, notamment pour la marque Bab’in. Mais à chaque fois, on a comme l’impression que le chef d’Onor (Paris, 8e arr.) s’amuse à aller plus loin dans la confusion des genres. Par-delà l’appât du gain, Thierry Marx reste en quête permanente du schéma innovant, de la création qui fasse rupture pour marquer son temps. Sauf que pour l’instant, il vend son âme et son image pour des moelleux canins et félins tellement peu appétissants qu’ils ont tous été floutés sur la photographie. 

LES INFOS EXPRESS

11.09 | Le pâtissier Yann Couvreur continue son développement. À Paris, il va prochainement ouvrir une nouvelle boutique rue Beauregard (2e arr.). Il devrait également ouvrir une troisième boutique à Miami (Etats-Unis), une première à Mexico (Mexique), un Yann Couvreur Café à Dubai et deux au Koweit.

11.09 | Elisabeth Hot, elle, est passée par la porte. Elle a quitté son poste de cheffe pâtissière du Plaza Athénée, remplacée par Damien Gibault. « Une nouvelle page s’écrit, dans la continuité de l’excellence qui nous anime chaque jour » écrit Angelo Musa qui coiffe toute la partie sucrée de l’établissement.

10.09 | Une chambre du Plaza Athénée (Paris, 8e arr.) a été cambriolée dans la nuit du 8 au 9 septembre. Le montant du butin – une montre et des bijoux – est estimé à un million d’euros. Les deux cambrioleurs ont réussi à escalader la façade, en dépit des caméras et des agents de sécurité présents, pour grimper jusqu’au 7e étage. Surpris par le locataire de la chambre, ils se sont ensuite enfuis par les toits et restent introuvables. Ils n’ont donc pas pu profiter de la cuisine de Jean Imbert à la Grande Table du Plaza Athénée. Regrettable

09.09 | Selon le journal Ouest France, une enquête vient d’être ouverte à l’encontre du chef Olivier Bellin pour « violences et harcèlement moral ». Cela fait suite à plusieurs signalements adressés par des anciens salariés et une lettre envoyée à l’inspection du travail. L’avenir de l’Auberge des Glazicks, restaurant doublement étoilé situé à Plomodiern (Finistère) est plus que jamais incertain

09.09 | Dominique Crenn va ouvrir un Petit Crenn à Melbourne en Australie. L’ouverture devrait se faire courant octobre. Par le passé, la cheffe française a déjà fermé un Petit Crenn à San Francisco en septembre 2024. Elle a également tenté l’aventure à Paris avec Golden Poppy au sein de l’hôtel La Fantaisie (9e arr.). Un échec total. En 2026, elle a également fermé Le Comptoir, à San Francisco. 

09.09 | La Pecoranegra, pizzeria qui appartient au groupe du chef Mauro Colagreco, a fermé ses portes à Lyon suite à une liquidation judiciaire. Le restaurant aura à peine tenu deux ans. Comme le souligne la presse locale, la grande notoriété d’un chef n’est pas suffisante pour faire vivre un concept dans une ville déjà riche en adresses italiennes. La Pecoranegra de Menton semble toujours ouverte. 

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