Tabula Rasa… Du média Atabula à Bouillant(e)s

En créant il y a treize années Atabula, tout juste après avoir quitté le guide Michelin, je souhaitais lancer un simple blog pour publier quelques articles, pour partager cette passion du journalisme gastronomique et questionner les pratiques d’un secteur en totale mutation. Nous étions alors début 2010, le Bibendum ne maitrisait pas le digital, le 50 Best n’existait pas, Top Chef démarrait tout juste, et le cuisinier n’arborait que très peu les habits de sa modernité cathodique. 

Rapidement, le blog a trouvé son lectorat, des journalistes ont rejoint l’aventure avec une folle passion pour l’information et une réelle volonté de faire bouger les lignes. Informer, accompagner, valoriser, bousculer, déranger parfois, tels étaient les maîtres mots d’un média qui a toujours privilégié l’indépendance et la liberté de parole. À chacun de juger si Atabula a atteint ses objectifs. 

Libre dans son format comme dans ses idées, pertinente sur le fond, experte dans ses décryptages, réactive à l’information, ouverte, Bouillant(e)s analyse un milieu professionnel complexe et multiple, et valorise tous les talents et toutes les adresses qu’il recèle

Au fil des années, Atabula avait développé une multitude d’entités éditoriales (le site, Toast, Food’s Who, AtabuLab) complémentaires mais difficiles à gérer et à développer, surtout lorsque la conjoncture, passée, présente voire future, ne se montre pas favorable. La frustration de ne pouvoir développer cet écosystème ambitieux et unique en son genre a pris le dessus au fil des années sur le plaisir de l’animer. Il faut savoir clore certains chapitres de sa vie et repartir d’une page (presque) blanche pour retrouver un élan, pour repenser un projet global, pour renouveler cette liberté qui m’est essentielle.

Cette nouvelle aventure éditoriale se nomme Bouillant(e)s, une newsletter “food, experte, libre”. Elle couvrira tous les sujets liés à la restauration et à la gastronomie, le solide comme le liquide, et sera à destination des professionnels et des passionnés de la « food ». Libre dans son format comme dans ses idées, pertinente sur le fond, experte dans ses décryptages, réactive à l’information, ouverte, Bouillant(e)s analyse un milieu professionnel complexe et multiple, et valorise tous les talents et toutes les adresses qu’il recèle. Elle s’attache également à développer une approche pluridisciplinaire et créer des passerelles avec d’autres univers professionnels (mode, littérature, design, art…) pour en saisir les singularités et les continuités. 

La newsletter développera, au fil de ses éditions, différentes rubriques : talent, décryptage, synthèse, sélection, table, destination, actus, benchmark… A chaque fois, un même sujet sera traité sous des angles et des formats éditoriaux différents. Des articles complémentaires, pour aller plus loin encore sur la connaissance du sujet, seront disponibles sur le site bouillantes.com. Accessible uniquement sur abonnement, Bouillant(e)s proposera un minimum de six éditions mensuelles. L’essentiel du contenu des newsletters sera disponible de façon permanente sur le site bouillantes.com car la ‘juste’ information ne refroidit jamais. 

Tabula Rasa donc. L’heure est désormais à la newsletter Bouillant(e)s. 
Rendez-vous dès le mardi 17 janvier pour le premier numéro.


Les premiers sujets traités (liste non exhaustive)
Cette liste ne prend pas en compte les newsletters spéciales, dépendantes de l’actualité du secteur. 
Palmarès | Les 23 de 2023 : ils vont faire l’actualité de la food cette année
Décryptage | Faut-il augmenter la TVA dans le secteur de la restauration ? 
Synthèse | Ce qu’il faut retenir du livre « Ces cheffes cuisiniers qui deviennent des marques »
Décryptage | L’Astrance : une naissance au forceps. Grand entretien avec Pascal Barbot
Tendance | L’avenir du vin passe-t-il par l’éprouvette ?
Palmarès | Les 15 journalistes food les plus influents selon les attaché(e)s de presse
Tables & décryptage | Ô comptoir mon Amour
Décryptage | ‘Meilleur restaurant du monde’, ‘meilleur chef’, ‘meilleur cuisinier’, le ‘meilleur du meilleur’ : n’y a-t-il pas trop de ‘meilleur’ à table en France ? 


LANCEMENT
Première publication le lundi 16 janvier


S’ABONNER
Abonnez-vous dès maintenant pour recevoir nos newsletters dès le lundi 16 janvier | Lien vers les formules d’abonnement

MICHELIN FRANCE 2025

LES COURTS BOUILLANTES

LES DERNIERS ARTICLES

La SNCF mène-t-elle grand train avec son nouveau bistro ?

La SNCF a lancé début mars une nouvelle offre de restauration à bord de ses TGV. Dans une sorte de retour sur son histoire et de tentative de coller à la mode des bistrots, des plats chauds tels que les crozets reblochon et la saucisse purée sont désormais disponibles. Mais est-ce bon ? Pour Bouillantes, la journaliste Sarah Rozenbaum a goûté.

Guillaume Galliot : « Mon terroir est international » (podcast)

Vu de Hong Kong, les problématiques des chefs de cuisine sont-elles les mêmes qu’en France ? Importance et impact des étoiles Michelin, sourcing produits, logistique, saisonnalité, autant de thèmes abordés avec le chef français Guillaume Galliot, à la tête du restaurant triplement étoilé Caprice, situé au sein du prestigieux hôtel Four Seaons. En expliquant que « (son) terroir est international, de la France jusqu’à l’Australie », on comprend que sa logique culinaire se distingue du discours français traditionnel. Un podcast dépaysant et instructif comme il faut. 

Ultraviolet (Shanghai) : fin d’une table d’intention

À quoi tient la véritable singularité d’un restaurant : la cuisine, le talent culinaire du chef, le prestige de l’adresse, les moyens économiques ? Et si la réponse se nichait ailleurs, du côté d’un vocable rarement utilisé dans le monde de la gastronomie, celui de l’intention ? Application d’une réflexion très concrète avec la fermeture prochaine du restaurant Ultraviolet de Paul Pairet.

Fermeture du restaurant Ultraviolet (Shanghai) : entretien avec Paul Pairet

Fin mars 2025, le restaurant Ultraviolet fermera définitivement ses portes après treize années d’activité. Ce concept, unique au monde, qui convoque tous les sens et propose une scénographie exceptionnelle du repas, a été récompensé de trois étoiles au guide Michelin. Le média Bouillantes s’est rendu à Shanghai pour rencontrer le chef Paul Pairet qui explique les raisons de cette fermeture et ses projets.

Maison Ruggieri (Paris, 8e arr.) : la nouvelle équipe évincée sans ménagement et un ‘deux étoiles’ qui fout le camp

L’histoire aurait pu être belle. Elle a viré au cauchemar. Après le départ du chef Martino Ruggieri du restaurant qui portait son nom, la propriétaire des lieux Shamona Viallet a fait venir une nouvelle équipe issue d’un grand palace parisien, le Bristol (Paris) en promettant un « projet trois étoiles » et des investissements à la hauteur. La réalité a été totalement différente : une mise à l’écart sans les formes et un nouveau projet qui tangue déjà. Récit.

Shamona Viallet (propriétaire de Maison Ruggieri) : « Vous m’appelez pour écrire un article mais vous ne savez pas qui je suis »

Contactée par Bouillantes pour comprendre pourquoi six cuisiniers capés, venant notamment du restaurant Epicure (Paris, 8e arr.), ont quitté leur poste pour rejoindre un projet qui ne verra jamais le jour avec eux, la propriétaire de l’ex-Maison Ruggieri (et du restaurant Maison Dubois) a joué au chat et à la souris, refusant de répondre, bottant en touche, convoquant ses avocats à de multiples reprises, oubliant même sa promesse d’investir dans un projet qu’elle voulait « trois étoiles ». Entretien aux limites de l’absurde mais riche de sens.

Hakuba (Paris, 1er arr.) : plénitude à tous les étages

Au rez-de-chaussée du Cheval Blanc Paris, la cuisine « boulangère » de Maxime Frédéric a cédé sa place depuis plusieurs mois aux menus omakase d’Hakuba, table « gastronomique dans un Japon ritualisé » dirigée par Takuya Watanabe et orientée par Arnaud Donckele. Le résultat est ébouriffant.

On ira manger… chez Maison Lagure (La Garenne-Colombes, 92)

Il est de retour. Après le Lucas Carton, puis le Saint-James où il était salarié, le chef Julien Dumas se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Avant de créer une table aux ambitions gastronomiques, il ouvre Maison Lagure qui se veut « chaleureuse et familiale ». Et ambitieuse.

Ventes, ouvertures, développement : Alain Ducasse joue au Monopoly

Il vend d’un côté ses restaurants, il prévoit de l’autre d’ouvrir six tables et une quinzaine de boutiques en 2025, il s’installera l’année prochaine à la Maison du peuple, en banlieue parisienne, avec une batterie de projets : Alain Ducasse ferme sans cesse des portes pour en ouvrir d’autres, mélangeant le très chic et le faux populaire. Ducasse, girouette et caméléon, joue encore et toujours au Monopoly.

Événements culinaires : l’invitation pour deux doit-elle être la règle ? 

Le secteur de la restauration regorge d’événements, du plus intime au plus prestigieux, et sauf exception, les invitations sont « personnelles » et réduites à une seule personne. Récemment, un chef étoilé a jeté un pavé dans la mare en estimant que cette pratique nuisait à l’ensemble de l’écosystème du restaurant. Sur Instagram, Bouillantes a posé la question de savoir s’il fallait instituer le principe de l’invitation pour deux. Réponse.

Quand la start-up SumUp trouve cinq tables étoilées à Tours

Pour communiquer, se faire connaitre et trouver ainsi des clients, de nombreuses sociétés réalisent des « études » pour prouver un soi-disant sérieux et une connaissance du secteur. La start-up SumUp en a récemment publié une qui vaut le détour : elle a tout bonnement inventé cinq tables étoilées dans la bonne ville de Tours qui n’en compte… aucune.

Vaisseau (Paris, 11e arr.) : excitation papillaire totale

Il a longtemps cherché, plusieurs fois hésité, puis il s’est arrêté sur cette adresse de la rue Faidherbe pour ouvrir sa table fin 2023. Depuis, le Vaisseau du chef Adrien Cachot ne désemplit pas et les louanges ne cessent pas non plus. Après avoir enfin trouvé un petit siège, Bouillantes y a posé son séant. Un voyage ébouriffant.

Loulou (Paris, 1er arr.) : assiettes vilaines pour belles mondaines

De Courchevel à Ramatuelle, en passant par Roquebrune et Paris, le concept Loulou, créé par Gilles et Claire Malafosse et racheté par le groupe Barrière, propose dans des lieux extraordinaires une cuisine d’une intense banalité. Ne portant que peu d’attention à la chose culinaire, les mondains s’y retrouvent dans un entre-soi désespérant. Rue de Rivoli, le Loulou parisien sombre dans le ridicule et le vulgaire.

Quand la Réunion s’arrange au rhum 

Parfois moins connu et réputé que ses cousins antillais, le rhum de la Réunion fête cette année les dix ans de son indication géographique (IG). Spécificités organoleptiques, place centrale du rhum arrangé, influence du bio, entretien avec Cyril Isautier, dirigeant de la maison éponyme.