Gin et string, l’oeil d’Emmanuelle Levesque

Une photographie choisie sur les réseaux sociaux, un décryptage, un point de vue de la photographe spécialisée, ex-éditrice, Emmanuelle Levesque. Aujourd'hui, un gin et un string. 

Inclassable dans le domaine de la photographie culinaire, cette photo se situe plutôt dans celui de la photographie de produit. Cette image destinée à vendre de l’alcool répond systématiquement à des codes, elle est même encadrée par la législation.Or, cette photo sort incontestablement de tous les stéréotypes de la publicité pour les spiritueux. Le personnage est-il homme, femme ? Voilà qui est très difficile, voire impossible à définir d’emblée ! Nu ou quasi nu, le modèle se dévoile de dos, muscles saillants et fesses bombées, mises en valeur par un string noir, qui renforce l’ambiguïté de genre et apporte une forte tension sexuelle. Le casque de scaphandrier – accessoire aussi inattendu que décalé – donne une aura de mystère au personnage et le projette dans un univers fantasmagorique digne de celui de Jules Verne ! A droite, la bouteille de gin, saisie comme une massue, se fait à la fois omniprésente et inexistante. Paul Stefanaggi interpelle fortement et drastiquement le spectateur, avec une mise en scène ou l’on devine, plus qu’on ne voit, la bouteille, qui devrait être selon toute logique le centre de toutes les attentions. La présence humaine, intrigante et ultra contemporaine, voire futuriste, en tient lieu, elle est bien à l’image de ce gin biologique, élevé en amphore. Cette photo est une sorte d’ovni sortant des sentiers battus de la communication des grands groupes de spiritueux.

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Pratique | Paul Stefanaggi sur Instagram 

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Photographe culinaire et auteure de plus de 12 livres de cuisine, Emmanuelle Levesque passe sa vie en reportage, en studio et à table | emmanuellelevesque.com | emmanuelle.levesque@gmail.com | @emmanuelle_levesque

LA PLATEFORME BOUILLANTES

LES INFOS EXPRESS

06 juillet | Après Prunier, L’Auberge Bressane et, dernièrement, le Lucas Carton, le groupe Lapérouse Holding, du duo Benjamin Patou et Antoine Arnault, ont mis la main sur le Relais Louis XIII (Paris, 6e arr.), ex-table du chef Manuel Martinez, doublement étoilée jusqu’en 2006. 

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06 juillet | Le cuisinier Sébastien Richard a annoncé la création, aux cotés de Samuel Mougin, du mouvement TERRE. Ce mouvement « rassemble des actrices et acteurs du vivant : producteurs, restaurateurs, acteurs de la restauration collective, chercheurs, artisans du goût, collectivités, structures de l’ESS et citoyens engagés, unis par une conviction commune : une alimentation saine, durable et éthique n’est pas un luxe, c’est une nécessité ».

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