Alain Ducasse, Gérard Bertrand, Maison Baccarat : cherchez l’intrus

Quand Alain Ducasse et la Maison Baccarat invitent un journaliste pour vanter délicieusement celle-ci, ils boivent ensemble… du Gérard Bertrand. N’y aurait-il pas un hic dans le verre et un gros gloups dans la cohérence ducassienne ?

Dans une vidéo récemment postée sur le réseau Instagram, un journaliste, invité par la maison Baccarat et Alain Ducasse (le premier plumitif d’une longue liste assurément), on découvre au détour d’une image (presque subliminale) qu’il a été servi un vin de la maison Gérard Bertrand. L’homme qui sait y faire côté communication – Le Figaro, qui semble mélanger toujours plus l’éditorial et le commercial, a osé lui décerner le titre de meilleur vigneron du monde il n’y a pas très longtemps – doit être fier comme Artaban.

Mais est-ce bien sérieux ? Le Monégasque Ducasse, qui ne cesse de prôner la naturalité, le bon produit et les petits producteurs dans « son » Collège culinaire de France, ses prises de parole et ses livres, met donc à la carte de son dernier restaurant des références d’un entrepreneur qui produit chaque année des dizaines de millions de bouteilles. Les connaisseurs diront qu’il y a dans le lot quelques flacons qui méritent le détour. Peut-être, mais là n’est pas tellement la question. Quand on se prétend engagé en faveur d’un combat tout à fait louable, on s’en va dénicher des vignerons, des vrais, qui produisent des pépites avec un engagement réel, sincère, entier.

Certes, Alain Ducasse n’est plus à une contradiction près mais tout de même, il serait bien qu’il revienne un peu à la raison et qu’il agisse en accord avec ses engagements et non pas uniquement en faveur de ses bonnes connaissances et au service de son tiroir-terroir-caisse.

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LES INFOS EXPRESS

12.09 | Disparition du chef Alban Rousseau.  « Notre cher Alban nous a quittés, après avoir combattu la maladie avec un grand courage et une grande dignité. Ce combat, aussi soudain qu’éprouvant, il l’a mené jusqu’au bout avec une force qui restera pour nous un exemple » écrit sa femme, Eugénie Rousseau, sur le profil Instagram du cuisinier disparu Alban Rousseau avait travaillé dans de nombreuses belles maisons françaises, et il avait créé une activité de conseil. Il avait monté en couple une épicerie-restaurant, Lotte et Liette, dans un petit village de Charente-Maritime. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

12.09 | Le chef Domenico Grisafi reprend les rênes des cuisines de l’hôtel Monsieur George (Paris, 8e arr.). L’établissement hébergeait il y a peu le restaurant étoilé Galanga, tenu par le chef Florian Gravelle(parti chez Ducasse Baccarat). Dans un premier temps, le chef d’origine italienne se concentrera sur une offre ‘bistrot’ au déjeuner. Un nouveau projet pourrait voir le jour en 2027. 

11.09 | Le pâtissier Yann Couvreur continue son développement. À Paris, il va prochainement ouvrir une nouvelle boutique rue Beauregard (2e arr.). Il devrait également ouvrir une troisième boutique à Miami (Etats-Unis), une première à Mexico (Mexique), un Yann Couvreur Café à Dubai et deux au Koweit.

11.09 | Elisabeth Hot, elle, est passée par la porte. Elle a quitté son poste de cheffe pâtissière du Plaza Athénée, remplacée par Damien Gibault. « Une nouvelle page s’écrit, dans la continuité de l’excellence qui nous anime chaque jour » écrit Angelo Musa qui coiffe toute la partie sucrée de l’établissement.

10.09 | Une chambre du Plaza Athénée (Paris, 8e arr.) a été cambriolée dans la nuit du 8 au 9 septembre. Le montant du butin – une montre et des bijoux – est estimé à un million d’euros. Les deux cambrioleurs ont réussi à escalader la façade, en dépit des caméras et des agents de sécurité présents, pour grimper jusqu’au 7e étage. Surpris par le locataire de la chambre, ils se sont ensuite enfuis par les toits et restent introuvables. Ils n’ont donc pas pu profiter de la cuisine de Jean Imbert à la Grande Table du Plaza Athénée. Regrettable

09.09 | Selon le journal Ouest France, une enquête vient d’être ouverte à l’encontre du chef Olivier Bellin pour « violences et harcèlement moral ». Cela fait suite à plusieurs signalements adressés par des anciens salariés et une lettre envoyée à l’inspection du travail. L’avenir de l’Auberge des Glazicks, restaurant doublement étoilé situé à Plomodiern (Finistère) est plus que jamais incertain

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