Nous avions croisé sa route il y a quelques années, le 12 juillet 2019 précisément (merci la photothèque du téléphone), dans une petite cour cachée au fond d’un concept-store du centre de Marseille. La découverte était signée Jean-Baptiste Anfosso, fournisseur officiel de beaux végétaux. Du vert dans l’assiette, du rouge (signé Gramenon) dans le verre, et le souvenir d’un repas remarquable de franchise signé David Mijoba, cuisinier d’origine vénézuélienne. Le végétal n’était pas passé par la case ‘frigo’, on sentait la terre et la garrigue en arrivage direct, le légume croquait, le vin glougloutait et la verte casquette de Jean-Baptiste ondulait au rythme des joyeuses bouchées.
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Presque sept années plus tard, nous retrouvons (sans Jean-Baptiste) David Mijoba dans son antre du boulevard Vauban. Diner en terrasse, avec la Bonne Mère en surplomb qui vous surveille du coin de l’oeil. Le talent ne se perd pas, bien au contraire. La philosophie engagée du maitre des lieux s’est encore renforcée (consacrée par trois macarons Écotable) : tout ici est pensé et sourcé. Du local, du propre, du vrai. Nul faux-semblant ou posture de communicant pour attirer le pigeon. La sincérité semble viscérale chez David Mijoba. Ses assiettes sont à son image, tout comme son impressionnante carte des vins : vivantes. Prix très corrects, service adorable. Un sacré coup de coeur pour une table que l’on rêve d’avoir en bas de chez soi.
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Pratique | Site du restaurant Mijoba
Photographies | FPR, Cyril Gourdin
































