Magazine Gault&Millau : mea culpa

Chez Bouillantes, il n’est pas rare de tomber sur le guide jaune à bras raccourcis. Nous lui reprochons ses approximations, ses copinages, ses mélanges des genres entre l’éditorial et le commercial, et quelques autres dérives qui ne peuvent être acceptées d’une telle marque. Mais pour son magazine, nous avions tort et nous le reconnaissons.

Il y a quelques mois, nous avions tapé fort sur ce qui était alors le futur « nouveau » magazine du Gault&Millau. Au regard des éléments connus, nous pensions qu’il allait reproduire les défauts énumérés pour le guide. Mais, à la lecture du quatrième numéro, celui de juin 2024, il faut bien reconnaitre que les équipes dirigées par Stéphane Bréhier, directeur de la rédaction, réalisent un très joli boulot. De la qualité du papier à celle des articles, en passant par la mise en page, les visuels et la diversité des sujets abordés, on prend plaisir à le feuilleter, à y apprendre des choses et à découvrir quelques jolies adresses. 

Critiquer, prendre partie, fait partie depuis toujours du positionnement de notre média – une critique que l’on aime qualifier de « constructive », même si parfois elle se montre radicale -, il est donc de notre devoir éditorial et moral de reconnaitre nos propres fautes et erreurs. Mea culpa donc car ce magazine-là fait partie de ce qu’il se lit de mieux dans l’univers encore pâlichon de la presse dite gastronomique. 

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PratiqueLien vers le site du Gault&Millau

LES INFOS EXPRESS

09.09 | Selon le journal Ouest France, une enquête vient d’être ouverte à l’encontre du chef Olivier Bellin pour « violences et harcèlement moral ». Cela fait suite à plusieurs signalements adressés par des anciens salariés et une lettre envoyée à l’inspection du travail. L’avenir de l’Auberge des Glazicks, restaurant doublement étoilé situé à Plomodiern (Finistère) est plus que jamais incertain

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09.09 | Dominique Crenn va ouvrir un Petit Crenn à Melbourne en Australie. L’ouverture devrait se faire courant octobre. Par le passé, la cheffe française a déjà fermé un Petit Crenn à San Francisco en septembre 2024. Elle a également tenté l’aventure à Paris avec Golden Poppy au sein de l’hôtel La Fantaisie (9e arr.). Un échec total. En 2026, elle a également fermé Le Comptoir, à San Francisco. 

09.09 | La Pecoranegra, pizzeria qui appartient au groupe du chef Mauro Colagreco, a fermé ses portes à Lyon suite à une liquidation judiciaire. Le restaurant aura à peine tenu deux ans. Comme le souligne la presse locale, la grande notoriété d’un chef n’est pas suffisante pour faire vivre un concept dans une ville déjà riche en adresses italiennes. La Pecoranegra de Menton semble toujours ouverte. 

08.09 | Dans une vidéo postée mardi 8 septembre, le chef Bruno Verjus annonce la fermeture définitive de son restaurant doublement étoile ‘Table’ (Paris, 12e arr.). Il explique que le ‘fine dining’ est mort et qu’il ne se sent plus à l’aise avec la dimension ‘exclusive’ de son établissement et qu’il estime « perpétuer des pratiques d’un autre temps ». « Je veux nourrir les gens et pas seulement une poignée de privilégiés » explique-t-il. 

08.09 | La remise des prix de la septième édition des TheFork Awards aura lieu à Bordeaux le 30 novembre. Quelque 85 chefs ont nommé autant de restaurateurs susceptibles de remporter un prix. Clôture des votes le 19 octobre. 

07.09 | Le chef Jules Niang a annoncé sur les réseaux sociaux la fermeture définitive de son restaurant lyonnais, Petit Ogre (3e arr.). « C’est avec beaucoup d’émotion que je vous annonce que Petit Ogre ne rouvrira malheureusement pas ses portes. Cette décision est sans doute l’une des plus difficiles que j’aie eu à prendre, tant ce lieu a fait partie de ma vie et de celle de milliers de personnes. J’en mesure pleinement l’impact.  Mais la réalité est que je suis vraiment à bout de souffle et que je ressens aujourd’hui la nécessité de tourner cette page. Petit Ogre a représenté bien plus qu’un restaurant : une aventure humaine, des rencontres, des défis, des moments de partage et de très beaux souvenirs. »

07.09 | L’Hôtel du Palais de Biarritz a licencié son chef pâtissier Aleksandre Oliver. Comme l’explique le journal Sud Ouest, une procédure aux Prud’hommes l’opposait depuis de longs mois à son employeur. « C’est la fin de plusieurs mois difficiles, durant lesquels la direction a tenté de me virer. J’ai été au boulot jusqu’au bout, mais l’issue ne faisait pas de doute. Je suis licencié, mais libéré en fin de compte » explique le pâtissier qui avait démarré dans le célèbre hôtel en 2021.

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