Pour les restaurateurs, la fête de la Saint-Valentin s’annonce souvent comme une épreuve à passer. Des couples qui ne se parlent pas, une clientèle guère habituée au restaurant gastronomique et parfois, alcool aidant, deux ou trois engueulades mémorables qui viennent animer le service le plus ennuyeux de l’année. Les restaurateurs adorent raconter les anecdotes scabreuses de cette fête des amoureux mais, dans l’ensemble, une fois le chiffre d’affaires réalisé, l’envie de passer à autre chose prédomine. Un peu tragique.
Sauf que, par les temps qui courent, la Saint-Valentin a tout de même un sacré avantage : remplir le restaurant. Personne ne s’en plaindra du coté des restaurateurs qui ne se gênent pas pour sortir le gros menu sévèrement tarifé. Quant on aime… L’injonction de la société – et les reportages de nos si tendancieuses chaînes d’information en continu – oblige le couple à quitter le temps d’une soirée le canapé et la téloche à écran plat pour se coltiner un repas à quatre z’oeils. Belles sapes et maquillage de compet’ de rigueur. Le 14 février, c’est un peu la clientèle du samedi soir… un samedi soir. Un peu le double effet kiss cool cette année.
Reste un phénomène qui n’est pas spécialement nouveau : le off de la Saint-Valentin. Celles et ceux qui aiment se rendre au restaurant, les habitués du gastro, évitent et les menus spéciaux qui frôlent l’arnaque, et la clientèle du 14 février. Ce qui fait que, selon quelques professionnels interrogés par Bouillantes, le 13, mais aussi le 15, les services affichent complets, avec une tripotée de tables de deux. Un peu magique.








































