Chez Estelle Midi, le chroniqueur Jean-Philippe Doux se noie dans la carafe d’eau

Lors de l’émission Estelle Midi, diffusée sur RMC, le chroniqueur Jean-Philippe Doux a critiqué les restaurateurs qui vendent trop cher la carafe d’eau alors qu’ils font déjà « 70% à 80% de marges ». Voilà comment, en une minute, un pseudo-professionnel se noie dans la carafe.

Il y a parfois des tempêtes dans un verre d’eau, alors imaginez comme il est facile de se noyer dans une carafe d’eau. C’est exactement ce que vient de faire un chroniqueur de l’émission Estelle Midi, diffusée sur RMC. Jean-Philippe Doux, qui incarne à la perfection la figure du chroniqueur qui commente tout mais ne connait rien, s’est attaqué il y a peu au sujet du tarif de la carafe d’eau au restaurant. Se lançant dans un calcul abracadabrantesque, il en a conclu que le coût quotidien de la carafe revenait à 10 centimes. Inacceptable donc de faire payer le consommateur pour un tel produit, sachant que, toujours selon notre expert de plateau, les restaurants font « des marges de 70% à 80% ». 

Alors, comment dire cher Jean-Philippe… Commençons par le commencement : la carafe d’eau en France est… gratuite. Zéro centime, rien, nada ! C’est le principe, c’est l’usage, c’est ainsi. Avec cette seule vérité, tout votre discours tombe… à l’eau. Mais vous osez aller plus loin, sans avoir peur du ridicule. Vous affirmez que les restaurateurs réalisent des marges de 70 à 80%. Les coûts de personnel, de l’énergie, des matières premières et j’en passe ne représenteraient que 20 à 30% du chiffre d’affaires d’une table ?! Laisser croire ça relève de l’erreur manifeste, donc de l’incompétence ou, pire encore, de la seule volonté de créer du scandale et de la défiance vis-à-vis d’une profession loin d’être parfaite mais qui ne mérite pas que l’on raconte n’importe quoi. 

Si vous aviez accordé un minimum de temps pour connaitre le sujet, vous auriez simplement différencié la carafe d’eau du robinet – gratuite, répétons-le au cas où… – et l’eau microfiltrée qui, elle, est tarifée. Et c’est ce coût-là qu’il faut aujourd’hui interroger. Car la bouteille (on ne parle pas ici de carafe) peut atteindre des sommets tarifaires qui, en dépit du coût de la machine, de l’entretien, etc., sont objectivement critiquables. Mais cher Jean-Philippe Doux, il aurait fallu bosser un peu le sujet. Ce qui n’a manifestement pas été le cas.

Heureusement que le ridicule ne tue pas. Votre critique n’est pas seulement gratuite, elle est honteuse et résume à la perfection l’incompétence crasse des chroniqueurs de plateau qui veulent causer de tout sans jamais rien connaitre de leurs sujets.

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PratiqueCompte Instagram d’Estelle Midi
Photographie | DR

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