Elle a oublié l’histoire ; lui refuse de répondre à nos questions. Elle, c’est Clarisse Ferreres-Frechon, à la tête de l’agence Melchior, qui conseille entre autres la cheffe Amélie Darvas. Lui, c’est Stéphane Durand-Souffland, journaliste au Figaro qui jongle entre le judiciaire et le restaurant dans ses articles. Le 24 juin 2024, il publie un papier au titre gentiment putaclic : ‘Amélie Darvas : « Pourquoi je porte plainte au pénal après mon départ du restaurant Äponem »’. Il y expose par le menu les reproches de l’ex-cheffe à son ex-compagne, Gaby Benicio, des griefs qui prennent tout droit la voie pénale. Comme l’explique Gaby Benicio dans l’entretien qu’elle a accordé à Bouillantes, c’est de la bouche même du journaliste qu’elle apprend l’existence de la plainte. Une plainte que Stéphane Durand-Souffland semblait avoir entre les mains lors du coup de téléphone. Fournie par qui ? Par Clarisse Ferrères-Frechon ? Elle ne se souvient pas, « ça remonte à trop longtemps » a -t-elle répondu à Bouillantes.
Plus problématique, le journaliste du Figaro aurait agi à charge, mais jamais à décharge. Toujours embêtant d’un point de vue déontologique, d’autant plus quand on a l’habitude de couvrir les procès où l’un ne va pas sans l’autre. Suite à l’article de juin 2024, Gaby Benicio a envoyé toutes les preuves, jusqu’à la photocopie de la pièce d’identité de sa mère accusée d’être une ‘sans papier’. Stéphane Durand-Souffland n’a plus jamais donné signe de vie, laissant en pâture le nom et la réputation de l’ex-compagne d’Amélie Darvas. Contacté par Bouillantes, le journaliste a fait dans l’économie langagière pour sa réponse : « Je ne confirme aucun de ces éléments. »
Pourquoi une telle façon de faire de la part d’un journaliste réputé pour sa pugnacité et son franc-parler mais qui reste comme tant d’autres hautement dépendant des attachées de presse ? Faut-il y voir le signe tangible d’une très grande proximité avec l’agence Melchior et sa dirigeante, mariée au très influent Éric Frechon ? Pas impossible du tout. Il est tellement facile de se rendre des services dans ce petit monde pas très vertueux des communicants et des gratte-papiers. Quant à la fameuse plainte exposée sans la moindre retenue par Stéphane Durand-Souffland, où en est-elle deux ans plus tard ? Au point mort. Tout ça pour ça.
_
Sur le même sujet
_
À lire ailleurs | Amélie Darvas : «Pourquoi je porte plainte au pénal après mon départ du restaurant Äponem» (Le Figaro)






















