Dans mon dernier échange avec Marc Veyrat, à propos de la venue de Gwendal Poullennec dans son restaurant, l’homme au chapeau noir a prononcé à plusieurs reprises le mot « apaisement ». Venant d’un homme qui a le verbe haut, la provocation collée au corps et l’envie continue d’en découdre avec quiconque n’abonde pas dans son sens, il y a de quoi être surpris. Il y a encore quelques jours, une pancarte, solidement plantée devant son restaurant, indiquait que celui-ci était interdit à toute personne travaillant pour le guide Michelin. Elle fut enlevée juste avant la venue du directeur du Bibendum.
Marc Veyrat est-il vraiment apaisé ou, simplement, pragmatique ? L’argument qu’il utilise pour expliquer son revirement a tout du faux argument. Tout porte à croire au contraire que l’homme de 75 ans est plutôt forcé d’agir ainsi. Selon nos informations, sa relation avec Mallory Gabsi serait très tendue, celui-ci aurait même menacé de quitter le navire. Il y a quelques temps, Marc Veyrat a envoyé une missive au Bibendum, certains la qualifiant de lettre d’excuses, ce que le chef conteste. Mais pas impossible quand même que celui qui a connu la gloire des trois étoiles ait envie de voir revenir cette si précieuse récompense. Peut-être pas trois, mais deux, voire une seule, déjà si symbolique d’un retour à la normale.
Mais avec Marc Veyrat, rien n’est vraiment normal. Tout est plus, tout est trop. Apaisé le chef au chapeau noir ? Difficile à croire. Pragmatique ? Assurément.
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