Chef violent chez Lalique : pas très catholique tout ça 

En ces temps de concorde papale, nous avons tous envie de croire à la grande rédemption des brebis égarées. Voilà peut-être l’état d’esprit du groupe Lalique, bien connu pour son activité de joaillier, qui l’a conduit à recruter un chef qui a su gagner trois étoiles à une époque, mais qui a surtout une réputation de cuisinier violent. Une violence qui ne se conteste pas puisqu’elle a été confirmée et reconnue lors d’un mea culpa public. Amen.  

Le début d’une rédemption ? Pas le moins du monde mais une belle opération de communication pour envisager la suite. Peu de temps après son très calculé acte de contrition, le bougre était embauché par un trio complice pour créer une nouvelle table gastronomique et partir à la conquête des étoiles. Passé absout, futur à sous. Sauf que le naturel revient au galop. Notre chef a remis ça dès qu’il en a eu l’occasion. Son restaurant n’avait pas encore ouvert qu’il avait déjà mis les voiles. Bien sûr, le groupe Lalique n’a jamais reconnu les faits et le chef n’a pas moufté. Officiellement, son départ s’est fait « d’un commun accord » alors même que la table devait ouvrir quelques jours plus tard… On pouffe. 

Dans cette triste histoire, il y a des victimes mais il y a aussi deux coupables. D’abord le chef qui semble incapable de changer de comportement en dépit de la publicité faite dans les médias et devant la justice. Et, surtout, il y a la responsabilité d’une entreprise, le groupe Lalique, qui a privilégié le business et le prestige au détriment de la prudence la plus élémentaire. Pas très catholique tout ça.

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Photographie

Frank Flores

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