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Le vin « nature » : expression du terroir ou dogme du laisser-faire ?

Défendu comme une expression pure du terroir, critiqué pour ses excès, le vin nature bouscule les codes du monde viticole. Ce « vin philosophique » selon l’expression du sommelier Xavier Thuizat interpelle tout un secteur, interroge un savoir-faire ancestral et repose la question de l’équilibre entre la maitrise et l’aléa, l’expression directe d’un terroir et la technique qui oriente. Derrière les idées reçues, entre idéal et réalité, est-ce finalement le nature qui dénature ?

Quand la Réunion s’arrange au rhum 

Parfois moins connu et réputé que ses cousins antillais, le rhum de la Réunion fête cette année les dix ans de son indication géographique (IG). Spécificités organoleptiques, place centrale du rhum arrangé, influence du bio, entretien avec Cyril Isautier, dirigeant de la maison éponyme.

Marché de la bière : la mousse retombe 

Après des années marquées par un fort développement des brasseries artisanales, le marché de la bière en France connait une phase plus délicate marquée par des fermetures d’entreprise, une stagnation de la demande et une situation oligopolistique qui freine la croissance française.

Quand les spiritueux goûtent à l’amphore

Alors même que l’amphore trouve sa date de naissance il y a plus de six mille ans, son utilisation, que l’on retrouve dans le vin depuis longtemps, constitue une idée neuve dans le vaste univers des spiritueux. Cinq acteurs reconnus témoignent de ses multiples atouts et de ses contraintes. Les spiritueux en amphore, l’émergence d’une tendance qui ne fait que démarrer.

Benoit d’Onofrio : « Le secteur des boissons non alcoolisées doit jouer la carte de la transparence »

Alors que l’industrie agroalimentaire s’élève contre la possible augmentation des taxes sur les boissons sans alcool, sucrées ou non sucrées, Benoit d’Onofrio, sobrelier (sommelier du sobre, du sans alcool) et fondateur de la Sobrellerie (Paris, 20e arr.) explique qu’au-delà de la question de la taxation, le secteur du non alcoolisé se doit d’être exemplaire sur le sujet de la transparence de ce que contiennent réellement les bouteilles. Entretien.

Au restaurant, le vin qu’on boit est-il vraiment celui qu’on croit ?

Étrange situation : le vin, servi à la bouteille ou au verre, ne correspond pas à celui qui a été commandé. Sur l’addition pourtant, le prix fort est facturé. Simple négligence ou erreur délibérée de la part du serveur ou du sommelier ? Derrière la simple gaffe se retrouvent des pratiques trompeuses lourdes de conséquences. Enquête.

Terroir et whisky : argument marketing ou réalité gustative pleine de promesse ?

La notion de terroir dans les spiritueux, et singulièrement pour le whisky, est l’un des thèmes les plus porteurs ces dernières années. Argument marketing, tendance « terroir-caisse », pour certains ; authentique mise en valeur de la matière première et avenir du secteur selon ses défenseurs, la question divise. Pour Bouillantes, Frédéric Revol, ingénieur agronome et fondateur de la ferme-distillerie du Domaine des Hautes Glaces, a accepté de nous livrer ses réflexions. Influence du bio sur le goût, rendements et résistance au changement climatique des plantes, inspiration de l’univers du vin sur le travail des parcelles, variétés de céréales et conclusions de ses dernières expériences associant degrés d’alcool et développements aromatiques sont au programme de ce très grand entretien.

Les coûts invisibles de la restauration : ce que le prix d’un menu ne raconte jamais

Après avoir interrogé plusieurs chefs et restaurateurs, un constat s’impose : les coûts explosent. Non pas seulement ceux qui sont perçus ou connus par le client (matières premières, salaires, etc.) mais aussi les frais ‘cachés’ : réservations en ligne, normes sanitaires, logiciels, maintenance, commissions… Autant de charges devenues incontournables, absentes de la carte, mais omniprésentes dans les comptes. Bouillantes les a listés et quantifiés.