Luc Dabo : « C’est chez Richard Toix, mon premier étoilé, que l’hospitalité du cœur a pris tout son sens pour moi »

Il a longtemps travaillé aux côtés du montagnard Clément Bouvier avant de rejoindre le groupe Lily of the Valley : le vivifiant Luc Dabo évoque Magnus Nilsson, son expérience de plongeur trois étoiles et un inoubliable souvenir chez Richard Toix.

Date de naissance 
17 février 1996

Fonction
Responsable des maisons privées pour Lily of the Valley entre La Croix Valmer (83) et Courchevel (73)

Présent dans l’entreprise depuis
Avril 2024

_____

Votre meilleur souvenir en salle ? 
Pendant le Covid, nous avons eu la chance de créer un lieu unique avec Clément Bouvier mais il faut se rendre sur place pour savoir de quoi je parle.

Votre pire souvenir en salle ? 
Quand j’ai commencé dans le monde de la restauration, à l’âge de 16 ans, lors d’un stage dans un restaurant trois étoiles. Je suis resté trois mois pour remplacer le plongeur qui venait de décéder. Ce n’est peut-être pas le pire souvenir, mais ce n’est clairement pas le plus agréable.

Un vin coup de cœur à la carte du restaurant ? 
J’ai bu un canon incroyable récemment : Champagne La Rogerie de Justine Boxler et François Petit, sur la cuvée Bourg Sud. C’était fou !

Quel est votre premier souvenir de restaurant ? 
Un dîner à l’ancienne table étoilée de Richard Toix, à Poitiers, avec deux amis, dont le fils du chef. C’étaient mes premières libertés, à 18 ans, mon tout premier étoilé. L’accueil, les mots, la générosité… C’est là que l’hospitalité du cœur a pris tout son sens pour moi.

Où rêvez-vous d’être servi à table ? 
J’aurais adoré m’attabler chez Magnus Nilsson, avant la fermeture. Aujourd’hui, ce serait plutôt d’aller manger chez Etxebarri (Axpe, Espagne).

Quel plat commandez-vous toujours quand il est à la carte ? 
Les ris de veau. Toujours !

Quel(le) client(e)  rêveriez-vous d’accueillir dans votre restaurant ? 
Impossible de choisir une seule personne. Mais accueillir toutes celles et ceux qui ont croisé ma route et contribué à façonner la personne que je suis aujourd’hui, ce serait un beau rêve.

Avez-vous déjà eu un coup de cœur pour un client ou une cliente ? 
Margot Robbie. Je n’en dirai pas plus.

Quel autre métier auriez-vous aimé faire ? 
Pilote de ligne.

_____

Pratique | Compte Instagram de Luc Dabo

Texte et photographie | Franck Pinay-Rabaroust

LES INFOS EXPRESS

04.09 | C’est la surprise du jour. Cyril Lignac va prendre en charge la cuisine du restaurant Lucas Carton (Paris, 8e arr.) récemment racheté par Laperouse Holding. Le chef médiatique prend la suite d’Hugo Bourny. Selon nos informations, l’ambition n’est pas du tout de proposer une cuisine gastronomique à vocation étoilée, mais une cuisine de type bistronomique à la Chardenoux. Dommage. 

04.09 | La dixième édition du prix ‘Mange, Livre !‘ se déroulera à Lille le 14 septembre. « Depuis 2016, le collectif met à l’honneur des ouvrages qui interrogent nos façons de produire, de cuisiner et de consommer, tout en nourrissant le débat autour des enjeux alimentaires d’aujourd’hui et de demain. » Dix livres sont en compétition.

04.09 | Selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs GSC-Altares, 5 057 chefs d’entreprise du CHR ont perdu leur emploi au premier semestre 2026, soit une haute de 10% en un an. Cela représente près de 200 dirigeants chaque semaine, dont 80% pour le seul secteur de la restauration.

02.09 | Selon une étude de Dujour.pro, les réservations via des assistants IA ont bondi cet été, passant de 1,5% à 7,1% par rapport à l’an dernier sur la même période. L’étude montre également que l’utilisation du bouton ‘Réserver une table’ de la fiche Google du restaurant progresse de 17% (à noter : la société est partenaire de Google). Parmi les autres chiffres : deux clients sur trois réservent en ligne quand cela est possible ; près d’une réservation sur quatre (23,9%) se décide moins de trois heures avant de passer à table. L’étude porte sur 500 restaurants.

02.09 | ‘Humiliations, journées sans fin et hygiène douteuse : Pierre Sang, le cuisinier star qui terrorise ses équipes’ : Médiapart a publié, lundi 1er septembre, une enquête sur le chef Pierre Sang. En cause ? « Un contrôle permanent, des propos humiliants, un rythme infernal (…), des problèmes liés à la propreté des cuisines ou à des produits surgelés servis comme des plats gastronomiques. »

_

Tous les « express » sont à lire uniquement sur notre newsletter abonné(e) ‘La Matinale de 8h30’ | Abonnez-vous

LES DERNIERS ARTICLES