
À quand un vrai débat en France sur le guide Michelin et ses méthodes ?
Gwendal Poullennec et ses équipes ont tout fait pour que cela passe sous les radars, que personne ne s’en aperçoive et, surtout, que personne ne
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Gwendal Poullennec et ses équipes ont tout fait pour que cela passe sous les radars, que personne ne s’en aperçoive et, surtout, que personne ne

Alors qu’elle est poursuivie pour « traite d’êtres humains », la société Uber Eats entend mieux « traiter » les restaurants et redorer son image en créant des « Awards ». Du marketing pur jus.

Tout sourire mais pleine de fiel et de vilaines jalousies, la communauté des « grands » chefs sait mélanger le chaud et le froid avec une méchanceté à la hauteur de leurs étoiles. Ce qu’à vécu Alain Passard à la cérémonie du guide Michelin en mars dernier illustre à la perfection un schéma pas si rare.

Quelles sont les différences entre les Time Out Food & Drink Awards et le Fooding ? Il va falloir creuser un peu car le jeu des sept erreurs n’est pas évident du tout. Même sémantique, même positionnement, mêmes codes. Pourtant, il manque l’essentiel du côté du magazine Time Out avec, en outre, un petit arrière-goût désagréable de sauce tomate sicilienne.

En annonçant le départ de Jean Imbert du poste de chef du Plaza Athénée « avec effet immédiat », le palace vient d’enfumer la presse et le public avec une maestria qui force presque le respect. De leur côté, les médias ont bafoué une double règle : la vérité des faits et la hiérarchisation de l’information.

Série ambitieuse, Bistronomia ne filme pas que des cuisines : elle regarde ce qu’un milieu produit de domination, de désir d’ascension et d’écrasement. Dans ce billet d’humeur, Olivier Bénazet en souligne la puissance, mais aussi les limites, entre réalisme et retenue.

Rarement un article aura provoqué autant de réactions que celui consacré au chef Sébastien Tantot. En message privé, de nombreux témoignages brossent un portrait très dur d’un homme sans cesse rattrapé par ses démons, que ce soit au Petit Nice de Gérald Passédat, chez lui, à l’Auberge À la Bonne Idée dans l’Oise, puis au Maybourne Riviera sur les hauteurs de Monaco. Reste la question du ‘pourquoi’ ces histoires prennent la lumière si tardivement et pourquoi la profession regarde ça… de loin.

Les marques n’en finissent plus de voir la restauration comme un passage obligé pour peaufiner leur image. Dernière en date, Bonduelle avec ses boites de conserve et ses surgelés qui se la jouent « végétal fun, gourmand et street-food » en ouvrant un ‘pop-up’ à Paris. Tous les codes de la bonne table ‘tendance’ sont là. Bonduelle, le goût de la com’.

Dans un monde sans nuance, où il y a les pour, les contre, et rien entre les deux, se confronter aux vents dominants s’avère une tâche délicate, voire impossible. Récemment, l’émission Complément d’Enquête a pointé face caméra le nom d’un restaurant inscrit sur la liste noire d’un lycée professionnel. Nous sommes convaincus de l’injustice d’une telle mention et nous l’exprimons ici avec conviction. Mais est-ce vraiment entendable à l’heure des réseaux sociaux et des ayatollahs du clavier ?

L’émission Complément d’Enquête a voulu faire le buzz en s’emparant du thème des chefs dits « étoilés » et de leurs comportements violents. Sauf que le sujet a été bâclé de bout en bout, mélangeant à peu près tout, sans la moindre enquête de fond, contraint par le temps et par une méconnaissance des sujets abordés. L’un des intervenants estime avoir été « piégé » par la production, laquelle se retranche derrière le principe du contradictoire. Ni Complément, ni Enquête, ce programme se révèle indigeste et sans investigation sérieuse.