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De Saulieu au Couvent des Minimes, en passant par le MOF, Arnaud Faye, le travail en couple et la quête identitaire : grand entretien avec Louis Gachet

Avec Pauline, sa femme, Louis Gachet est depuis presque trois années la cheville ouvrière du magnifique Couvent des Minimes, à Mane (04). Cet ambitieux discret, aussi généreux que sincère, 33 ans au compteur, se livre entièrement sur son parcours, sa rencontre avec Arnaud Faye, les concours et son identité culinaire. Grand entretien.

Sarah Hamza (Soma, Lyon 5e arr.) : « Si ça ne va pas, tu pars, si tu as une intuition de quelque chose qui cloche dans un établissement, pars. Ce n’est pas un échec, c’est de la survie »

Dans un paysage gastronomique encore très codifié, où les réseaux informels et les cercles d’influence pèsent sur les trajectoires individuelles, certaines cheffes imposent leur voix et leur cuisine. Sarah Hamza en fait partie. À Soma (Lyon, 5e arr.), elle revendique une cuisine personnelle et vivante, portée par l’intuition, le produit et l’envie de créer un espace de travail pour elle et son équipe plus juste et plus apaisé. Elle s’exprime sur les « boys club » et sur les conséquences de la différence de traitement entre homme et femme.

Olivier Gergaud (économiste) : « Mettre en place une formation obligatoire pour ouvrir un restaurant n’aurait aucun impact sur leur qualité mais nuirait à la diversité du marché »

Créer un numerus clausus et obliger les futurs restaurateurs à se former en gestion, voilà deux propositions estivales de l’Umih. Pour le spécialiste en économie de la restauration Olivier Gergaud, la mise en place de telles mesures constitue un vrai danger pour le secteur. Entretien.

Toxique le chocolat ? « L’enquête d’UFC Que Choisir cherche à faire peur » selon Thierry Lalet, président de la Confédération des chocolatiers de France

Toxique le chocolat, et surtout le chocolat « bio » ? Oui selon une enquête d’UFC Que Choisir qui pointe du doigt la présence excessive de cadmium, un métal lourd nocif, dans les fèves de cacao. Une accusation jugée provocatrice et fausse pour Thierry Lalet, président de la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France. Il pointe du doigt une enquête à charge et répond point par point à ce qui ressemble à un réquisitoire anti-chocolat.

Charles Guillou (Goustut, Capbreton) : « J’ai vu que la cuisine était genrée dès l’école hôtelière »

Pendant des années, Charles Guillou a suivi les codes du métier : autorité verticale, cuisine virile, gestion par la peur. Jusqu’au jour où il a tout remis en question. Aujourd’hui, à Goustut, son restaurant de Capbreton (Landes), il dirige autrement, sans crier, sans écraser, sans reproduire les stéréotypes. Il défend un management égalitaire, une cuisine engagée et une attention sincère au bien-être des équipes. Entretien.

Alain Llorca (Restaurant Alain Llorca, 06) : « Je maintiens la qualité mais j’augmente l’accessibilité grâce au paiement en plusieurs fois »

En proposant un règlement en trois fois sans frais du repas consommé dans son restaurant de Saint-Paul-de-Vence (06), le chef Alain Llorca bouscule le principe du règlement immédiat. Est-ce un choix bien raisonnable, n’existe-t-il pas un danger pour les clients de repartir avec un crédit sur le dos ; n’est-ce pas délicat en termes d’image pour le restaurant ? Alain Llorca répond à toutes ces questions bouillantes.

Tanguy Laviale (Ressources, Bordeaux) : « Ce n’est pas l’ordre qui crée la performance, c’est l’adhésion »

Dans un milieu encore largement marqué par la hiérarchie militaire, les violences symboliques et la compétition effrénée, Tanguy Laviale fait figure d’exception. À la tête du restaurant bordelais Ressources, il a choisi une autre voie : celle de l’horizontalité, du respect, et du management « durable ». Entretien sans détour avec un chef qui refuse d’en être un.

Travailler en couple au restaurant : quand la relation intime devient un outil professionnel

Dans le secteur de la restauration, voilà un schéma archétypal : l’homme en cuisine, la femme en salle. Mais la force de ce modèle est rarement questionnée. Bouillantes est allé à la rencontre du couple Camille Gouyer et Frédéric Lorimier, à la tête de Virtus (Paris, 12e arr.). Pour eux, « le restaurant n’est plus l’extension de l’un ou de l’autre, mais un terrain commun ». Un échange instructif sur la puissance du couple en restauration.

Ils préfèrent le Bib Gourmand à l’étoile

Dis-moi, t’es plutôt Bib ou étoile ? Deux distinctions fort différentes pour deux populations de cuisiniers qui n’ont pas toujours la même approche du métier. Excellence élitiste ou exigence authentique, certains ont choisi leur camp.

Gastronomie et palace : un couple un peu trop libre et mensonger

Véritable spécificité hexagonale, l’appellation « palace » est clairement définie par le droit français. Parmi ses 12 critères spécifiques et cumulatifs figurent des obligations en matière de restauration. Sont-elles respectées ? Bouillantes a mené l’enquête et il y a de grosses surprises.

Les palaces et la gastronomie étoilée : sur un air de défiance

Les palaces ont-ils abandonné la gastronomie française comme on peut parfois l’entendre ? Bouillantes a compté les étoiles dans les 30 palaces français. Et ce n’est pas très brillant. Manifestement, Atout France n’a que faire de ses propres critères de notation.