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La nature morte en gastronomie, symbole d’un nouvel ordre moral du cuisinier 

Au premier coup d’oeil, cette photographie se contente de représenter deux squelettes de poisson avec la gueule pendante, tenus comme un trophée. Mais, si l’on prend le temps de bien la regarder, elle ne se résume pas à une simple nature morte. Elle pose devant nos yeux une image de ce que l’on peut qualifier de nouvel ordre moral dans le monde culinaire. Décryptage.

Le portrait caché du chef Maxime Bouttier (Géosmine, Paris 11e arr.)

Après le portrait flou de Jorick Dorignac, le « portrait de mains » de Pierre Gagnaire et le portrait rabelaisien d’Amaury Bouhours, Bouillantes se penche sur le portrait léché, décalé et surtout caché du chef Maxime Bouttier (Géosmine, Paris, 11e arr.) réalisé par le photographe Laurent Dupont.

Blanche violence du côté du Mirazur (Menton)

À la demande du chef Mauro Colagreco, le photographe Matteo Carassale a réalisé une série de dix portraits de l’équipe du Mirazur, restaurant triplement étoilé situé à Menton. Le cliché numéro 9, représentant Camila, cheffe de partie pâtisserie, interpelle par sa violence, voire sa pornographie. Décryptage engagé.

Jorick Dorignac, le net et le flou

Le portrait de chef se prête à tous les styles et échappe de plus en plus aux canons anciens du classicisme règlementaire. Celui de Jorick Dorignac, réalisé par un véritable artiste de la photographie, en noir et blanc, net et flou, interpelle par son engagement esthétique et ses multiples lectures possibles.

Portrait de mains

Qu’est-ce qu’un portrait ? La réponse semble facile et pourtant. Ce visuel du photographe Franck Tremblay, où l’on voit des mains posées sur un visage bien connu des gastronomes, questionne la catégorie. Décryptage par la photographe Emmanuelle Levesque.

Gin et string, l’oeil d’Emmanuelle Levesque

Une photographie choisie sur les réseaux sociaux, un décryptage, un point de vue de la photographe spécialisée, ex-éditrice, Emmanuelle Levesque. Aujourd’hui, un gin et un string. 

Sacko-star, l’oeil d’Emmanuelle Levesque

Une photographie choisie sur les réseaux sociaux, un décryptage, un point de vue de la photographe spécialisée, ex-éditrice, Emmanuelle Levesque. Aujourd’hui, le cas Mory Sacko.

« Le guide Michelin évalue un résultat sans intégrer explicitement les moyens humains, sociaux ou éthiques nécessaires pour l’atteindre »

Chef et propriétaire d’un restaurant qui fut étoilé et d’un hôtel près de Brantome, Alain Gardillou a rédigé un témoignage aussi fort que pertinent sur le rapport des cuisiniers avec le guide Michelin. « Au fil des années et des visites d’inspecteurs, j’ai parfois ressenti un décalage entre la réalité complexe de nos maisons et la lecture qui en était faite » avance-t-il. Un texte à lire pour saisir les déphasages actuels de toute une profession.

Cession du restaurant L’Anthocyane (Lannion, 22)

Restaurant étoilé centre ville, proche mer, petite structure ( 20 couverts par service ), épicerie fine en vue d’une reprise, cause retraite prochaine. _ L’établissement | L’Anthocyane,

Sébastien Porquet (Le Saltimbanque, Eaucourt-sur-Somme, 80) : « Être manager, ce n’est pas serrer la brigade en permanence, c’est savoir ajuster le feu »

Après une année 2025 marquée par des départs d’équipe et une forte pression économique, Sébastien Porquet, chef du Saltimbanque à Eaucourt-sur-Somme (80), a choisi de se faire accompagner par un coach personnel. Un accompagnement qui l’a amené à remettre en question certaines certitudes, à ajuster sa posture de manager et à repenser sa manière de diriger son restaurant.
Entretien.