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Jéméry Moreira (directeur du restaurant Rozo) : « J’ai appris à avoir confiance en moi pour faire ce métier »

Après un apprentissage décisif à l’Hermitage Gantois (Lille, 59), puis une expérience en Angleterre, Jérémy Moreira, 29 ans, a travaillé six années à La Grenouillère (La Madelaine-sous-Montreuil, 62) avant de rejoindre Diego Delbecq et son équipe chez Rozo, à Marcq-en-Baroeul (59). Celui qui est né à deux petits kilomètres seulement du restaurant exprime sa passion pour le contact humain, sa timidité et sa découverte du monde du vin.

Denis Courtiade (Plaza Athénée, Paris 8e arr.) : « Une approche individualisée, que ce soit pour nos collaborateurs comme pour nos clients, constitue le cœur de nos métiers »

Optimiste par nature et pragmatique par la force de l’âge, Denis Courtiade, directeur du restaurant du Plaza Athénée, estime que, parmi les multiples enjeux des métiers de la salle au 21e siècle, celui de l’individualisation de la relation, que ce soit avec les collaborateurs ou les clients, doit être au cœur de toutes les priorités pour répondre aux attentes et contraintes de l’époque. Dans cet entretien dédié aux grands enjeux de la salle, le président de l’association Ô Service s’exprime également sur l’évolution de la clientèle, la relation avec la cuisine et le devoir d’éducation du manager.

Marah (La Rochelle) : la gymnastique du « sans salle »

Ouvert depuis quelques semaines à la Rochelle, le restaurant Marah avait affiché la couleur dans son communiqué de presse avec cette phrase annonçant « un service réinventé qui dissipe les frontières entre salle et cuisine ». DSAT a voulu en savoir plus.

Un jour en salle chez Lucas Carton (Paris, 8e arr.)

Face à l’église de la Madeleine, le restaurant Lucas Carton incarne depuis plus d’un siècle un certain raffinement parisien. Sous les boiseries Art nouveau de Louis Majorelle, classées monument historique, le service se déploie avec précision et discrétion.
La brigade de salle mène la danse. Chef de rang, commis et sommeliers y orchestrent les services comme une partition bien rodée. Dès l’ouverture, les tables sont dressées avec soin, les dernières consignes chuchotées lors du briefing entre deux salons, et la salle s’éveille doucement dans une ambiance feutrée.
Pour ce nouveau reportage « Un jour en salle », la photographe Emmanuelle Levesque a passé toute une journée aux côtés des équipes du service pour capter l’âme du Lucas Carton. Elle a saisi l’élégance des gestes, la concentration des équipes, et cette forme de grâce silencieuse qui fait du restaurant bien plus qu’un lieu de gastronomie : une maison vivante, humaine, et intemporelle.