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Le statut du chef en tant que ‘marque humanisée’ : la grande (r)évolution

Depuis des siècles, l’image du chef ne cesse de se valoriser et de se complexifier. De simple exécutant au bas de l’échelle sociale, le cuisinier s’impose aujourd’hui comme un acteur à part entière dans la société médiatisée. D’Auguste Escoffier jusqu’au storytelling permanent, le chef a posé sa patte et imposée sa marque.

Delphine Dion : « Pour un chef, le storytelling est essentiel : il lui permet d’avancer dans son travail identitaire »

Professeure à l’ESSEC Business School, Delphine Dion mène depuis longtemps un travail autour des ‘marques humanisées’. Pour cette spécialiste de l’univers du luxe, elle estime que l’acte de se raconter – le storytelling – est essentiel pour les chefs. Elle explique également les contours d’une bonne transmission de la ‘marque’ à taille humaine.

Ségolène Montcel (communicante) : « Ce glissement du ‘donner à manger’ à ‘donner à voir’ questionne la notion d’authenticité des chefs et de leurs discours »

Journaliste, communicante, aujourd’hui responsable éditoriale chez My Little Paris, Ségolène Montcel vient de publier un livre intitulé « Ces chef.fe.s cuisiniers qui deviennent des marques ». Elle interroge la « mise en marque » des chefs et en souligne autant la diversité que les dangers.

« Le guide Michelin évalue un résultat sans intégrer explicitement les moyens humains, sociaux ou éthiques nécessaires pour l’atteindre »

Chef et propriétaire d’un restaurant qui fut étoilé et d’un hôtel près de Brantome, Alain Gardillou a rédigé un témoignage aussi fort que pertinent sur le rapport des cuisiniers avec le guide Michelin. « Au fil des années et des visites d’inspecteurs, j’ai parfois ressenti un décalage entre la réalité complexe de nos maisons et la lecture qui en était faite » avance-t-il. Un texte à lire pour saisir les déphasages actuels de toute une profession.

Cession du restaurant L’Anthocyane (Lannion, 22)

Restaurant étoilé centre ville, proche mer, petite structure ( 20 couverts par service ), épicerie fine en vue d’une reprise, cause retraite prochaine. _ L’établissement | L’Anthocyane,

Sébastien Porquet (Le Saltimbanque, Eaucourt-sur-Somme, 80) : « Être manager, ce n’est pas serrer la brigade en permanence, c’est savoir ajuster le feu »

Après une année 2025 marquée par des départs d’équipe et une forte pression économique, Sébastien Porquet, chef du Saltimbanque à Eaucourt-sur-Somme (80), a choisi de se faire accompagner par un coach personnel. Un accompagnement qui l’a amené à remettre en question certaines certitudes, à ajuster sa posture de manager et à repenser sa manière de diriger son restaurant.
Entretien.