
Géographie, marketing et petits mensonges : le Michelin et son armée mexicaine
Les enjeux de marketing et financiers auraient-ils fait perdre le bon sens géographique aux équipes du Michelin ? Pas impossible.
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Les enjeux de marketing et financiers auraient-ils fait perdre le bon sens géographique aux équipes du Michelin ? Pas impossible.

Un timbre à lécher, à gratter, à humer. Une odeur chimique de pain s’en dégage. Est-ce bien raisonnable ?

Connaissez-vous le concept du menu d’appel : une offre à petit prix, histoire d’attirer le chaland gourmand. Puis, derrière, le charmant chaland se fait emplâtrer le portefeuille à coups d’à-côtés surtarifés. Une pratique classique, comme chez Bozar (Bruxelles), qui relève de l’arnaque pure et simple.

Alain Ducasse et consorts en Arabie saoudite, pas un mot des restaurateurs ou si peu sur la situation des agriculteurs, name-dropping abusif, grosses voitures et étoiles vertes, management à la dure : le monde de la restauration est-il réellement passé au 21e siècle et ses exigences de transparence et de vérité ? Derrière une communication léchée où ils ne cessent de répéter leurs beaux engagements, les chefs cultivent plus que jamais de lourdes incohérences. Jusqu’à quand ?

Des tracteurs qui bloquent les autoroutes et visent la capitale, avec la volonté affichée de boucler le marché de Rungis, et voilà que le spectre de Paris criant famine ressurgit. Les événements récents ont remis sur le devant de la scène la question de l’autonomie des villes en matière alimentaire. Quelques livres ont abordé le sujet. Opinion et sélection.

Michelin, guide le plus influent ; rumeur, plus vieux média du monde ; vengeance, pratique aussi ancienne que l’homme est homme. Le combo fait actuellement un malheur à Paris où un microcosme dupé se plaît à répandre un très hypothétique mercato de grands chefs. L’objectif ? Déstabiliser les désignés d’office, troubler le Michelin en ces temps de sélection, se venger bassement.

Un manifeste, des signatures prestigieuses et un sujet central : l’opposition d’une partie des acteurs de la restauration contre la loi « immigration ». Si les propos tenus dans le texte soulèvent de vraies questions, le manifeste n’était probablement pas la meilleure forme pour aborder un thème aussi politique et sensible. D’autant plus qu’il n’évoque jamais la responsabilité du secteur dans ce qu’il dénonce avant tout : la pénurie de personnel.

Lancé début janvier 2023, le média Bouillant(e)s a couvert une grande partie de l’actualité du secteur de la restauration à travers plus de 250 articles publiés, parfois dans le feu de l’action, parfois avec le recul nécessaire pour une juste analyse. Bouillant(e)s a retenu 15 ‘faits et gestes’ marquants de cette année aussi riche et intense que questionnante sur l’avenir d’un secteur en mal de repères.

Alors qu’il vient d’annoncer officiellement son départ des cuisines du Mandarin Oriental (Paris) pour mieux se concentrer sur sa table parisienne Onor, Thierry Marx a toujours revendiqué et assumé une place à part dans le vaste panorama des chefs de cuisine. Omniprésent dans les médias, homme-sandwich pour n’importe quel produit à vendre, boulanger à ses heures, professeur à d’autres, syndicaliste sur le tard, le petit gars de Ménilmontant se rêve en génie omniscient alors qu’il a en réalité tout raté ou presque.

Ils ont osé. Dans son classement 2024, La Liste et son algorithme fantôme ont classé, pour la septième fois consécutive, le chef Guy Savoy à la première place. Il conserve ainsi la tête alors même que, faut-il le rappeler, le chef du quai Conti a perdu sa troisième étoile dans la dernière édition du guide Michelin France. Comment est-ce possible ? Et, surtout, pourquoi ? Un tel choix n’a, en réalité, rien d’algorithmique. Ici, tout est affaire de politique et de lutte de pouvoir. Au détriment d’un chef devenu une marionnette politique. Décryptage.