
Zen Chef, Arnaud Bignon et « Akrame » : le communiqué de presse qui a tout faux
Des étoiles qui n’existent plus, une photo qui ne colle pas, des précisions qui n’existent pas : il y a des communiqués de presse qu’il faudrait mieux ne pas envoyer.
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Des étoiles qui n’existent plus, une photo qui ne colle pas, des précisions qui n’existent pas : il y a des communiqués de presse qu’il faudrait mieux ne pas envoyer.

Le marketing et le commercial ont souvent du mal avec la sémantique et, à dire vrai, avec la vérité. Doux euphémisme pour dire que de nombreux sondages – prétendus sources de vérité objective car quantifiés et quantifiables – sont tellement « orientés » qu’ils en perdent toute pertinence. Sauf si l’on se force à renverser ses lunettes de lecture pour en saisir toute l’inanité et, pire, la mise en forme d’un mensonge.

Yves Marie vend Le Bourdonnec et, comme souvent, en vendant son nom, il s’est attiré quelques emmerdes. Il l’a fait savoir sur Instagram. Bouillant(e)s explique une situation fort peu agréable.

Les enjeux de marketing et financiers auraient-ils fait perdre le bon sens géographique aux équipes du Michelin ? Pas impossible.

Un timbre à lécher, à gratter, à humer. Une odeur chimique de pain s’en dégage. Est-ce bien raisonnable ?

Connaissez-vous le concept du menu d’appel : une offre à petit prix, histoire d’attirer le chaland gourmand. Puis, derrière, le charmant chaland se fait emplâtrer le portefeuille à coups d’à-côtés surtarifés. Une pratique classique, comme chez Bozar (Bruxelles), qui relève de l’arnaque pure et simple.

Alain Ducasse et consorts en Arabie saoudite, pas un mot des restaurateurs ou si peu sur la situation des agriculteurs, name-dropping abusif, grosses voitures et étoiles vertes, management à la dure : le monde de la restauration est-il réellement passé au 21e siècle et ses exigences de transparence et de vérité ? Derrière une communication léchée où ils ne cessent de répéter leurs beaux engagements, les chefs cultivent plus que jamais de lourdes incohérences. Jusqu’à quand ?

Des tracteurs qui bloquent les autoroutes et visent la capitale, avec la volonté affichée de boucler le marché de Rungis, et voilà que le spectre de Paris criant famine ressurgit. Les événements récents ont remis sur le devant de la scène la question de l’autonomie des villes en matière alimentaire. Quelques livres ont abordé le sujet. Opinion et sélection.

Michelin, guide le plus influent ; rumeur, plus vieux média du monde ; vengeance, pratique aussi ancienne que l’homme est homme. Le combo fait actuellement un malheur à Paris où un microcosme dupé se plaît à répandre un très hypothétique mercato de grands chefs. L’objectif ? Déstabiliser les désignés d’office, troubler le Michelin en ces temps de sélection, se venger bassement.

Un manifeste, des signatures prestigieuses et un sujet central : l’opposition d’une partie des acteurs de la restauration contre la loi « immigration ». Si les propos tenus dans le texte soulèvent de vraies questions, le manifeste n’était probablement pas la meilleure forme pour aborder un thème aussi politique et sensible. D’autant plus qu’il n’évoque jamais la responsabilité du secteur dans ce qu’il dénonce avant tout : la pénurie de personnel.