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Ultraviolet (Shanghai) : fin d’une table d’intention

À quoi tient la véritable singularité d’un restaurant : la cuisine, le talent culinaire du chef, le prestige de l’adresse, les moyens économiques ? Et si la réponse se nichait ailleurs, du côté d’un vocable rarement utilisé dans le monde de la gastronomie, celui de l’intention ? Application d’une réflexion très concrète avec la fermeture prochaine du restaurant Ultraviolet de Paul Pairet.

Ventes, ouvertures, développement : Alain Ducasse joue au Monopoly

Il vend d’un côté ses restaurants, il prévoit de l’autre d’ouvrir six tables et une quinzaine de boutiques en 2025, il s’installera l’année prochaine à la Maison du peuple, en banlieue parisienne, avec une batterie de projets : Alain Ducasse ferme sans cesse des portes pour en ouvrir d’autres, mélangeant le très chic et le faux populaire. Ducasse, girouette et caméléon, joue encore et toujours au Monopoly.

Quand la start-up SumUp trouve cinq tables étoilées à Tours

Pour communiquer, se faire connaitre et trouver ainsi des clients, de nombreuses sociétés réalisent des « études » pour prouver un soi-disant sérieux et une connaissance du secteur. La start-up SumUp en a récemment publié une qui vaut le détour : elle a tout bonnement inventé cinq tables étoilées dans la bonne ville de Tours qui n’en compte… aucune.

« En invitant que le chef dans les événements, on néglige tout l’écosystème du restaurant avec des conséquences graves pour nos métiers » (Nicolas Gautier)

Dans un « coup de gueule » posté sur les réseaux sociaux, le chef étoilé Nicolas Gautier, à la tête de l’Auberge de la Grive (Aisne) a soulevé frontalement cette tendance lourde à n’inviter que le « chef » aux événements culinaires, faisant croire ainsi que le restaurant est intégralement porté sur ses seules épaules. Conscient bien évidemment des contraintes d’organisation de ces rendez-vous, il soulève néanmoins les conséquences lourdes de cet « oubli » récurrent pour le secteur.

Piégé, blessé, harcelé, accusé, déshonoré : Thierry Marx, martyr de l’Umih

Poussé dans ses retranchements, mis en face de toutes ses contradictions, désormais critiqué au sein même de sa garde rapprochée à la suite de ses graves accusations publiées sur Bouillantes, Thierry Marx a choisi sa ligne de défense : ce sera Marx le martyr de l’Umih. Drapeau blanc main gauche, couteau main droite.

Thierry Marx : « J’ai suffisamment de dossiers sur l’Umih pour faire sauter le syndicat » (podcast)

En à peine plus de dix minutes d’entretien, Thierry Marx, président confédéral de l’Umih menace de « se faire » un président départemental de son syndicat, de « foutre le bordel » et explique qu’il a connaissance de « commissions et de sous-commissions » au sein de l’Umih, « de quoi faire sauter le syndicat ». Et lui aussi peut-être. Un podcast surréaliste.

Beyond steak en restauration : quand le Sirha déroule le tapis rouge sang du « sans »

Dans la grande foire agro-industrielle qu’est le Sirha, il est possible pour la première fois de goûter du « Beyond chicken style » et du « Beyond steak », de la viande sans viande qui débarque en restauration collective et commerciale début février. Derrière la seule dimension technologique qui a déjà de quoi faire peur, les dangers du « faux » sont immenses.

La gastronomie étoilée se cherche un second souffle

À ce jour, selon une première estimation, ce sont déjà plus de 40 tables étoilées qui devraient disparaitre « naturellement » du guide Michelin France 2025. Fermetures, changements de concept ou autres, les causes de cette Bérézina sont diverses mais elles fleurent salement la crise. Le 31 mars prochain, jour de l’annonce de la nouvelle sélection à Metz, comme à son habitude, le Bibendum se contentera d’annoncer les promus et la fête sera belle. Mais, pour celles et ceux qui savent compter, il y a fort à parier que le compte n’y sera pas. Derrière les apparences trompeuses, il y a un secteur de la gastronomie étoilée qui balance entre grand coup de fatigue et profonde remise en question. Comment inverser la tendance ?

Coya, Cocktail, Collagène… et couillonnade ?

Mieux que le cocktail, mieux que le verre de vin, même mieux que le Dry January, voilà que débarque le mocktail au collagène liquide. Ca se passe chez Coya Paris (7e arr.). Celui qui va vous retendre la peau des fesses comme du visage, vous rendre la peau toute douce, avec ce doux teint perdu de votre enfance. Tais-toi, bois ça et sois belle. Désormais, la picole, c’est la santé ; le comptoir une pharmacie moderne, le restaurant une nouvelle échoppe médicinale. Sauf que tout cela, c’est de la couillonnade de première classe.