
Cérémonie du guide Michelin en petit format : merci le Prince et la SBM
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Contrairement aux années précédentes, et sauf communication très tardive, le guide Michelin n’a pas communiqué sur les rétrogradations étoilées en amont de la cérémonie. À la question du pourquoi, plusieurs explications sont possibles. Seule certitude : la sélection française a déjà perdu 22 tables avant toute annonce officielle. Décryptage.

Avec des ventes du guide papier en berne et accessible librement via le site ou l’application, le guide Michelin ne cache pas que ses recettes viennent aujourd’hui principalement des partenariats. Derrière la gratuité apparente, la sélection des tables ne se fait pas par magie : celle-ci a un coût, très loin d’être anecdotique. Combien coûte une sélection ? Salaires, frais de déplacement, restaurants… Bouillantes s’est penché sur la question, poste par poste. Et vous présente l’addition.

Le Bibendum se prendrait-il pour la Française des Jeux ? En lançant son jeu intitulé « Saurez-vous reconnaître un restaurant bientôt étoilé ? », on peut se demander si dans un proche avenir, le guide Michelin ne va pas lancer son « étoile du public ». Après les inspecteurs chez Top Chef, demain, tous inspecteurs au restaurant ? Le partenariat avec Betclic est presque signé.

Alors que les chefs ne cessent de se prendre la tête pour savoir ce qu’il faut faire, ou ne pas faire, pour séduire les inspecteurs du Bibendum, il existe une table qui incarne non seulement la quintessence de l’étoilé contemporain mais aussi et surtout qui met en pratique le discours du guide Michelin sans jamais trahir son identité : Ekaitza, à Ciboure.

Chef aussi discret que talentueux, Guillaume Roget se définit comme « un sommelier qui cuisine ». Son restaurant, auréolé de deux étoiles au guide Michelin, et ses assiettes se jouent de l’épure pour toucher droit au but. Il incarne à la perfection la modernité gastronomique attendue aujourd’hui par les clients. Entretien très inspirant.

En 2024, plus de 40 tables avaient perdu une étoile ; en 2025, il y avait eu 45 retraits et rétrogradations. Et en 2026 ? Bouillantes s’est lancé dans le délicat exercice de lister quelque 40 tables potentiellement sur la sellette.

Avec l’officialisation du départ de Bernard Pacaud, icône intouchable de la gastronomie française, le Bibendum a désormais les mains libres pour déclasser l’Ambroisie. Ce qu’il devrait faire – et annoncer – dans les tous prochains jours.

Après la perte de la troisième étoile en 2023, le restaurant Guy Savoy va-t-il perdre sa deuxième étoile ? Un scénario qui n’a absolument rien d’improbable selon nos informations. Décryptage complet d’une décision possible du Bibendum.

Christopher Coutanceau et Guy Savoy en 2023, La Bouitte en 2024, Georges Blanc en 2025 : à chaque millésime, une rétrogradation au moins de trois à deux étoiles. À qui le tour en 2026 ? La capitale française pourrait ne pas être épargnée. Trois noms sont évoqués. Décryptage.