Quand la Réunion s’arrange au rhum 

Parfois moins connu et réputé que ses cousins antillais, le rhum de la Réunion fête cette année les dix ans de son indication géographique (IG). Spécificités organoleptiques, place centrale du rhum arrangé, influence du bio, entretien avec Cyril Isautier, dirigeant de la maison éponyme.

Quand les spiritueux goûtent à l’amphore

Alors même que l’amphore trouve sa date de naissance il y a plus de six mille ans, son utilisation, que l’on retrouve dans le vin depuis longtemps, constitue une idée neuve dans le vaste univers des spiritueux. Cinq acteurs reconnus témoignent de ses multiples atouts et de ses contraintes. Les spiritueux en amphore, l’émergence d’une tendance qui ne fait que démarrer.

Terroir et whisky : argument marketing ou réalité gustative pleine de promesse ?

La notion de terroir dans les spiritueux, et singulièrement pour le whisky, est l’un des thèmes les plus porteurs ces dernières années. Argument marketing, tendance « terroir-caisse », pour certains ; authentique mise en valeur de la matière première et avenir du secteur selon ses défenseurs, la question divise. Pour Bouillantes, Frédéric Revol, ingénieur agronome et fondateur de la ferme-distillerie du Domaine des Hautes Glaces, a accepté de nous livrer ses réflexions. Influence du bio sur le goût, rendements et résistance au changement climatique des plantes, inspiration de l’univers du vin sur le travail des parcelles, variétés de céréales et conclusions de ses dernières expériences associant degrés d’alcool et développements aromatiques sont au programme de ce très grand entretien.

Tendances, goûts et territoires : panorama mondial du rhum selon l’expert Cyrille Mald

Présent presque partout à travers le monde, le rhum connait une période riche et intense qui se caractérise notamment par ses quêtes de premiumisation et de valorisation du terroir. L’expert Cyrille Mald, auteur d’un livre de référence sur le sujet, décrypte ces nouvelles tendances et analyse la place du rhum dans toutes ses aires de production.

Du vin dans les cocktails, nouvelle tendance de la mixologie ? 

Du vin dans un cocktail, hérésie ou nouvelle orthodoxie naissante d’une mixologie toujours plus innovante et passionnante ? Comme le rappelle le spécialiste Hugo Combe, cofondateur du bar Classique (Paris, 9e arr.), la présence de vin a toujours existé dans cet univers que l’on nomme parfois « la cuisine du liquide ». Mais là, il s’agit de pousser les curseurs, jusqu’à en faire un véritable concept et un positionnement à part entière. Entretien avec Hugo Combe qui revient sur ce nouvel horizon de la mixologie, ses atouts, ses contraintes, et la réaction des vignerons.

Comment va le whisky japonais après un siècle d’existence ? 

Parmi les grandes nations du whisky que sont l’Ecosse, l’Irlande et les Etats-Unis, le Japon est parvenu à une véritable reconnaissance internationale, depuis l’orée des années 2000, en remportant de nombreux concours. À l’occasion du centenaire de la première distillerie de l’archipel, Christophe Davoine, brand ambassador Suntory et MOF Barman, revient sur les raisons qui présidèrent à la production de whisky local, l’émergence d’un style nippon et les modes de consommation propres aux Japonais.

Quand le cocktail prend (de) la bouteille

Si l’idée de proposer des cocktails embouteillés n’est plus une idée neuve, l’exercice a connu des fortunes diverses, entre la méconnaissance du public, des contraintes techniques peu maitrisées ou des recettes trop éloignées du goût originel. Aujourd’hui, le marché propose d’authentiques boissons de qualité en format bouteille. Bouillant(e)s a sélectionné quelques références dignes d’êtres glissées sous le sapin (ou dans son bar).

À la recherche de l’identité du whisky français

La France produit du whisky, la chose est entendue. Elle possède même une « indication géographique » (IG) dédiée au breuvage qui doit être « brassé, fermenté, distillé et vieilli en France ». Mais peut-on dire qu’il existe, au regard d’une identité et d’une typicité communes, un whisky français ? Bouillant(e)s a interrogé Matthieu Acar (La Maison du Whisky), Louis Chaignaud (Alfred Giraud), Christophe Dupic (Rozelieures), Philippe Jugé (France Quintessence) et Benjamin Kuentz (Maison Benjamin Kuentz) sur ce que pourrait être l’identité du whisky français.

Benjamin Kuentz : embouteilleur indépendant et ‘écrivain’ de whisky français

Le poète Louis Aragon note quelque part que la qualité essentielle d’un éditeur, c’est le discernement. Est-ce pour cette raison que Benjamin Kuentz se présente comme un éditeur de whisky ? Cet embouteilleur indépendant propose ses propres créations issues d’assemblages qu’il réalise au gré de ses inspirations. Mais c’est aussi un inventeur qui n’hésite pas à utiliser des techniques de vieillissement audacieuses et inédites, illustrant ainsi la créativité qui caractérise la catégorie du whisky français.