Michelin 2023 : le très grand décryptage d’avant-sélection

À quelques jours de la cérémonie du guide Michelin qui se déroulera à Strasbourg lundi 6 mars, Bouillant(e)s propose un très grand décryptage de cet événement et de la sélection à venir. Explications sur la perte des étoiles, sur les grands enjeux pour le guide, pour les chefs et sur la cérémonie.

Pascal Mérigeau (journaliste, critique de cinéma) : « Dans le cinéma, les récompenses n’ont plus aucun effet sur la fréquentation  »

Et comment ça se passe dans le monde du cinéma, autre univers créatif dans lequel il existe de nombreuses compétitions, des César au festival de Cannes, en passant par Deauville ou Cognac ? Célèbre critique de cinéma, qui a longtemps oeuvré au journal Le Monde, et auteur de plusieurs livres, Pascal Mérigeau ne mâche pas ses mots sur la multiplication des prix et leur perte totale d’influence.

Laurent Seminel (auteur et éditeur chez Menu Fretin) : « Un concours, ça se gagne en lisant bien le règlement »

Laurent Seminel, fin connaisseur et goûteur aussi discret que pertinent, a ce talent rare de porter un regard sans ambiguïté sur la chose culinaire et d’ouvrir sans cesse de nouvelles pistes de réflexion. Le fondateur des éditions Menu Fretin, et de feu G Mag, s’exprime sur les prix, les concours, les guides, les classements, l’art de juger, la critique gastronomique, les plats marquants ou transparents, le talent en cuisine et le faux débat du paiement de l’addition.

Guides et classements : l’impossible défi de la juste catégorisation

Mais qu’est-ce que récompensent exactement les guides et les classements ? Une assiette ? Une expérience ? Un positionnement ? Bouillant(e)s s’est penché sur la catégorisation des acteurs de la notation et la difficile objectivation du repas. Et, demain, de nouvelles catégories vont-elles apparaître pour répondre aux évolutions de la restauration ? Vaste sujet, large débat.

Andrea Petrini (journaliste) : « Né d’un accident éditorial, le World’s 50 Best Restaurants a créé un écosystème pervers et dangereux  »

Figure majeure de la scène culinaire internationale, co-fondateur du festival Gelinaz, journaliste, ancien chairman France du célèbre classement du World’s 50 Best Restaurants, Andrea Petrini rappelle que celui-ci est né par accident en 2002 et qu’il n’a compris son potentiel économique que tardivement. Il parle également du véritable écosystème toxique créé par une marque comme San Pellegrino, tout en soulignant le dangereux paradoxe de tous les classements qui favorisent à tort le ‘fine dining’.