Andrea Petrini (journaliste) : « Né d’un accident éditorial, le World’s 50 Best Restaurants a créé un écosystème pervers et dangereux  »

Figure majeure de la scène culinaire internationale, co-fondateur du festival Gelinaz, journaliste, ancien chairman France du célèbre classement du World’s 50 Best Restaurants, Andrea Petrini rappelle que celui-ci est né par accident en 2002 et qu’il n’a compris son potentiel économique que tardivement. Il parle également du véritable écosystème toxique créé par une marque comme San Pellegrino, tout en soulignant le dangereux paradoxe de tous les classements qui favorisent à tort le ‘fine dining’.

Albin de la Simone (musicien) : « La radio et la télévision sont plus importantes qu’un prix »

Auteur, compositeur, interprète, mais aussi dessinateur, Albin de la Simone a été nommé à deux reprises aux Victoires de la Musique. Pour celui qui a collaboré avec des artistes comme Arthur H, Vanessa Paradis ou Alain Souchon, et dont le prochain album « Les 100 prochaines années » sort le 3 mars prochain, les prix ont beaucoup moins d’impacts économiques qu’un passage à la radio ou à la télévision.

Prix, concours et palmarès :  un miroir déformant et des conséquences dangereuses

C’est bien joli toutes ces récompenses qui tombent comme à Gravelotte mais n’y a-t-il pas un ‘prix’ à payer ? Autrement dit, est-ce que cet écosystème de reconnaissance ne bouscule pas, directement ou indirectement, la réalité du monde de la restauration ? Pire, ne constitue-t-il pas un danger réel ? Peut-être bien que si.

Mondialisation, politisation et fric : comprendre pourquoi les événements ‘food’ se multiplient encore et toujours

Il faudrait s’amuser à compter les chefs qui n’ont pas gagné un prix, un concours, un truc qui fait “récompense”. Pour paraphraser Jacques Séguéla et sa Rolex à 50 balais, il y a de quoi se demander si un chef qui n’a pas gagné la moindre distinction à 50 ans n’a pas raté sa vie de cuisinier. Reste à savoir pourquoi un tel phénomène de prolifération perdure, voire s’accentue au fil des années. Au coeur du phénomène : mondialisation, politisation et financiarisation.

Julien Schaffhauser : un second en tête de quatuor

Depuis plus de sept années, Julien Schaffhauser accompagne Jérôme Jaegle en cuisine, et en salle, au service d’une cuisine pensée à deux têtes et à quatre mains. Portrait d’un second très talentueux.