Hélène Pietrini (Directrice générale de La Liste) : « Un classement ne peut s’interpréter qu’en comprenant sa philosophie de départ »

Elle s’y connait en classement ! Après avoir dirigé celui du World’s 50 Best Restaurants, Hélène Pietrini s’occupe dorénavant des destinées de la Liste, le ‘classement des classements’ des restaurants à travers le monde. Pour elle, on ne peut lire et analyser leurs résultats qu’en saisissant leur ADN et leur méthodologie.
Guillaume Pape (chef de l’Embrun, Brest) : « Top Chef a été mille fois plus puissant que l’étoile au guide Michelin »

Le chef Guillaume Pape a su profiter à fond de l’effet Top Chef pour ouvrir sa table brestoise en 2019. L’étoile Michelin, tombée en 2022, n’a rien changé ou presque au succès de son restaurant situé dans un immense désert gastronomique.
Andrea Petrini (journaliste) : « Né d’un accident éditorial, le World’s 50 Best Restaurants a créé un écosystème pervers et dangereux »

Figure majeure de la scène culinaire internationale, co-fondateur du festival Gelinaz, journaliste, ancien chairman France du célèbre classement du World’s 50 Best Restaurants, Andrea Petrini rappelle que celui-ci est né par accident en 2002 et qu’il n’a compris son potentiel économique que tardivement. Il parle également du véritable écosystème toxique créé par une marque comme San Pellegrino, tout en soulignant le dangereux paradoxe de tous les classements qui favorisent à tort le ‘fine dining’.
Albin de la Simone (musicien) : « La radio et la télévision sont plus importantes qu’un prix »

Auteur, compositeur, interprète, mais aussi dessinateur, Albin de la Simone a été nommé à deux reprises aux Victoires de la Musique. Pour celui qui a collaboré avec des artistes comme Arthur H, Vanessa Paradis ou Alain Souchon, et dont le prochain album « Les 100 prochaines années » sort le 3 mars prochain, les prix ont beaucoup moins d’impacts économiques qu’un passage à la radio ou à la télévision.
Prix, concours et palmarès : un miroir déformant et des conséquences dangereuses

C’est bien joli toutes ces récompenses qui tombent comme à Gravelotte mais n’y a-t-il pas un ‘prix’ à payer ? Autrement dit, est-ce que cet écosystème de reconnaissance ne bouscule pas, directement ou indirectement, la réalité du monde de la restauration ? Pire, ne constitue-t-il pas un danger réel ? Peut-être bien que si.
Mondialisation, politisation et fric : comprendre pourquoi les événements ‘food’ se multiplient encore et toujours

Il faudrait s’amuser à compter les chefs qui n’ont pas gagné un prix, un concours, un truc qui fait “récompense”. Pour paraphraser Jacques Séguéla et sa Rolex à 50 balais, il y a de quoi se demander si un chef qui n’a pas gagné la moindre distinction à 50 ans n’a pas raté sa vie de cuisinier. Reste à savoir pourquoi un tel phénomène de prolifération perdure, voire s’accentue au fil des années. Au coeur du phénomène : mondialisation, politisation et financiarisation.
Julien Schaffhauser : un second en tête de quatuor

Depuis plus de sept années, Julien Schaffhauser accompagne Jérôme Jaegle en cuisine, et en salle, au service d’une cuisine pensée à deux têtes et à quatre mains. Portrait d’un second très talentueux.
Ecosystème | Jérémy Fuchs, pêcheur : le dernier… sera le premier

C’est bien connu, un chef tout seul raccrocherait vite sa toque au vestiaire, par manque de mains, par manque de compétences, par manque d’inspirations. Bouillant(e)s s’est penché sur l’écosystème humain du chef Jérôme Jaegle. Rencontre avec Jérémy Fuchs, pêcheur
Ecosystème | Sophie Barmès-Buecher, vigneronne : « Nous réalisons un travail digne de la haute couture sur chacune de nos parcelles »

C’est bien connu, un chef tout seul raccrocherait vite sa toque au vestiaire, par manque de mains, par manque de compétences, par manque d’inspirations. Bouillant(e)s s’est penché sur l’écosystème humain du chef Jérôme Jaegle. Rencontre avec Sophie Barmès-Buecher, vigneronne
Écosystème | François Lacour, potier : « La première fois que j’ai mangé un plat de Jérôme dans une de mes assiettes, j’ai eu la larme à l’oeil. »

C’est bien connu, un chef tout seul raccrocherait vite sa toque au vestiaire, par manque de mains, par manque de compétences, par manque d’inspirations. Bouillant(e)s s’est penché sur l’écosystème humain du chef Jérôme Jaegle. Rencontre avec François Lacour, potier.